Bilan lecture : Villette de C.Brontë

Nouvelle lecture terminée :)

Fun Fact : Virginia Woolf considérait que c’était le meilleur livre de CB, devant Jane Eyre. Alors moi, venant tout juste de finir Jane Eyre et l’ayant adoré, j’ai foncé sur Villette.

De quoi ça parle : Lucy Snowe, une jeune Anglaise qui se destine à l’enseignement, embarque un jour pour la sombre Villette, capitale du royaume de Labassecour. Sans connaître un mot de français, elle échoue dans un pensionnat de jeunes filles tenu par l’étrange Mrs Beck, qui l’engage comme institutrice.

Ce que j’ai aimé : Avec ses phrases directement adressées au lecteur et son héroïne insaisissable, Villette est une expérience de lecture unique. Il faut accepter d’y suivre une femme qui n’ose pas croire trop fort à ses sentiments, à ses pensées, et qui a de l’audace mais préfère vivre en observatrice la plupart du temps. Il y a de l’amour dans ce livre, mais ce qui y domine c’est la puissance de l’amitié. Charlotte s’est attachée à déconstruire l’idée qu’une femme ne peut être heureuse qu’en trouvant un homme qu’elle aime et l’épouser. Lucy Snowe, dont la vie a gelé certains espoirs, trouve la joie dans une profession qui a du sens pour elle et dans la découverte d’une amitié sincère et invincible.

Ce que j’ai moins aimé : J’ai eu du mal à m’attacher à Lucy, d’une part car elle garde une grande part d’ombre sur ses sentiments, et d’autre part car c’est un personnage qui souffre beaucoup, qui n’ose espérer trop de bonheur dans la vie, alors en tant que lectrice je me sentais tenue à distance par ses non-dits et ses résignations (ou peut-être que je créais moi-même cette distance) J’avais du mal à comprendre certains de ses choix, et malheureusement, le déroulement des évènements était parfois très improbable.

J’ai quand même continué pour profiter des mots et des thèmes précieux visités autour de l’intrigue : le tabou des maladies mentales et les retards de la médecine dans ce domaine, les différences entre catholiques et protestants, ou encore l’éducation des jeunes filles et les perspectives professionnelles des femmes de l’époque.

Les mots de la fin : Pour conclure, je conseille cette lecture aux fans de Jane Eyre, pour retrouver un peu de la prose de Charlotte, et à celles et ceux qui aiment Virginia Woolf, car on y trouve des pensées communes. En revanche, Jane Eyre reste mon préféré de cette auteure et Villette n’est pas un Jane Eyre 2.

Si vous le lisez, je serais curieuse de connaître votre avis sur cette expérience de lecture insolite :)

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