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J’ai besoin de partir loin

J’ai passé le premier jour de l’année à pleurer. Ça fait des semaines que je me sens sur le point de craquer et que bien-sûr je tire sur la corde. Pourquoi ? Parce que je suis arrivée à un moment crucial de ma vie où je dois faire un choix sérieux sur ce que je veux faire. Et je suis paralysée. A un point quasi-inimaginable.

Les vies secrètes de Morgane

Jusqu’ici je me suis toujours arrangée pour ne pas avoir à choisir entre l’artistique et le business. J’ai mon blog pour écrire et partager ce qui m’inspire. Je fais une école de théâtre pour comprendre l’humain. Et je bosse en freelance comme consultante en communication digitale. C’était un bon équilibre tant que je vivais chez mes parents. Sauf que j’ai voulu prendre un appart’ l’année dernière, et que ça coûte horriblement cher. Pour vivre correctement il faut que je bosse à temps plein, et là, c’est le drame.
Je me croyais invincible et je pensais pouvoir cumuler tout ça. Parce que je suis toujours persuadée que si je travaille assez dur, je peux tout réussir. Mais non. La vérité c’est que ça fait 4 mois que je vis avec un rythme de malade mentale :
– Je travaille de 9h30 à 19h du lundi au vendredi
– Je vais à mes cours de théâtre de 20h à 23h le mardi, jeudi, et vendredi
– Je travaille entre 5h et 10h sur mon blog par semaine (pour écrire, faire des photos, tourner, monter, etc…)
Donc en gros il me reste 1 jour et 1 soirée par semaine pour tout faire : voir mon homme et entretenir mon couple, être en famille et retrouver mon oxygène, essayer de ne pas être une mauvaise amie qui ne donne plus signe de vie, faire mes courses pour ne pas crever de faim, me rendre à des tournages non payés pour faire mes armes, prendre des rendez-vous médicaux que j’ai trop longtemps repoussés, régler les problèmes administratifs et les autres choses de la vie. J’ai lutté lutté lutté pour y arriver, en me poussant physiquement et moralement toujours plus loin. Mais le pire c’est que je ne suis même pas hyper large financièrement en faisant tout ça. L’école de théâtre coûte cher, le loyer coûte cher, et le statut de freelance fait que je dois me démerder pour tout. Pas de sécu, pas de chômage, pas de tickets resto ou de transports pris en charge. Mais je me suis convaincue que c’était OK et que c’était le meilleur compromis. Je préférais mourir d’épuisement que de renoncer moi-même à quelque chose.

Et puis tout à coup, il y a trois semaines, je reçois une proposition de folie pour partir travailler à Dublin, dans une des plus grosse boîtes Web du monde, à un poste de direction. Bien-sûr c’est le genre de job qui me mettrait à l’abri financièrement et serait dans la continuité de mon activité de consultante digitale. Mais il est évident qu’en partant à Dublin, fini l’école de théâtre, les tournages par ci par là, et je suis pas sûre de pouvoir continuer mon blog vu le niveau du poste… Je me suis donc retrouvée face à ce foutu choix : Morgane, qu’est-ce que tu veux faire de ta vie ? Je n’ai pas de réponse. Du coup je ne me comprends plus. Je ne sais plus qui je suis, ce que je veux vraiment, et j’ai peur de gâcher ma vie en choisissant la mauvaise voie.

Comment choisir entre plusieurs amours ?

Ça fait 3 ans que j’attends qu’il se passe quelque chose dans l’écriture ou le théâtre. J’ai écrit à des magazines féminins pour proposer des articles (Glamour, Stylist). J’ai co-écrit une série avec Juliette qui avait été retenue par canal + puis a été finalement écartée. J’ai tourné dans des clips, des teasers, j’ai passé des castings sur mes pauses déj’, je me forme à l’école de théâtre, je continue à écrire sur le blog chaque semaine en me disant que peut-être, un jour, on va me repérer et me proposer d’écrire dans un journal… Mais que nenni.
Travailler dans le Web c’était un accident. C’était pour gagner des sous en attendant. Parce que je suis douée derrière un écran et tant mieux. Sauf que ça devient sérieux et la question d’en faire une carrière se pose. Et je sens une partie de moi, fatiguée, se dire que ce serait cool d’être libérée du million de questions que pose la vie d’artiste.

Je suis face à un de mes plus grand paradoxes : j’aime la vie artistique, ressentir pleinement, passer des heures à chercher la vérité en moi et autour de moi. Et j’aime aussi le confort matériel, avoir de l’argent pour voyager et me faire plaisir. Je suis tout ça à la fois. Et c’est déchirant.

La tactique « mange, prie, aime »

J’ai tenté de résoudre mon dilemme à la manière douce. J’ai essayé de faire un bilan rationnel. J’ai médité. J’ai cherché des signes. J’ai parlé avec des gens qui vivent à Dublin. J’ai parlé avec des comédiens (des qui ont réussi et d’autres non). Et j’ai fini par craquer car je ne me comprends plus. Avec le rythme que j’ai eu ces derniers mois, j’ai fini par ne plus rien apprécier. Bouffée par le stress d’avoir toujours un truc à terminer. Soit pour préparer une scène, soit pour finir un article ou une vidéo, soit pour être bonne dans mon travail. Les rares moments où je me sens heureuse, je ne sais pas si c’est réel ou si je fais semblant. Pour me convaincre que tout va bien et que je ne suis pas en train de sombrer.
Les seuls instants où je me sens vraiment vraiment vraie, sont des fulgurances qui arrivent quand je joue une scène et que je suis vraiment dedans. Ou alors quand j’écris et que je suis touchée par l’inspiration. Tout à coup le monde devient clair et je me sens lucide, libérée de tout mensonge. Comment faire si je ne me sens vivante que dans de rares moments, imprévisibles, qui ne rapportent pas un rond ? C’est chaud quand même de dévouer sa vie à ça. Il ne s’agit pas juste de dire « je veux être écrivain ou acteur » pour la beauté du truc et la célébrité. Quand on veut être bon, il faut plonger dedans et accepter de se débattre dans le vide 90 % du temps.

J’ai voulu ça. Je suis partie à la conquête de ces vies potentielles, et je suis tombée amoureuse de tous les possibles. Aujourd’hui je suis dans l’incapacité maladive de choisir. Totalement flippée à l’idée de perdre quelque chose. Mon blog n’a jamais aussi bien porté son nom. Morgane Who ? Si seulement je le savais.
Je ne peux pas rester comme ça, et perdue comme je suis, il faut que je parte. C’est la résolution du problème à la manière forte. C’est le moyen ultime que les gens ont de se découvrir. Il faut que je voyage seule, loin de mon confort et de mes habitudes, pour comprendre vraiment qui je suis. Bien-sûr j’ai peur, peur de l’inconnu, de ce que je vais découvrir sur moi, de devoir faire des changements dans ma vie en revenant. Mais j’en ai absolument, totalement, et indéniablement besoin.

Alors j’ai pris ma décision : je vais partir en février ou en mars, seule, et loin. Je ne sais pas encore où, quoi, ni comment exactement, mais je vais partir. Je suis donc en pleine recherche autour de deux questions :

1. Quel est le pays qui m’en apprendra le plus sur le monde et moi-même ?
2. Quel est le pays le plus sûr pour une femme voyageant seule ?

Si vous avez des idées sur ces questions, je suis évidemment preneuse. Quel est le pays qui vous a le plus changé ? Ou qui a le plus modifié votre perpective du monde ?

Je m’intéresse surtout aux pays d’Asie ou d’Amérique du Sud. L’Europe est trop familière, l’Afrique trop instable, et l’Australie comme les pays Nordiques sont assez chers.

90 Commentaires

  • As-tu pensé à la Nouvelle-Zélande ? Le coût de la vie est sensiblement similaire à ici et c’est un pays magnifique, parsemé de paysages grandioses, très peu peuplé mais très accueillant. Je reviens de 6 mois de helpx là-bas et ce fût idyllique. Le fait d’être loin de tout, entourée seulement de paysages naturels, dans le silence complet m’a permis de trouver une plénitude, de me retrouver moi-même.
    J’y ai voyagé en stop avec mon copain. C’est un pays qui m’a paru sûr, où les gens inspirent très vite confiance. On peut en parler davantage par mail si ça t’intéresse.
    J’espère que tu trouveras ta voie.

    • Helpx c’est l’équivalent du wwoofing (quelques heures de travail contre un logement, des repas et souvent de très bons moments), sauf qu’au lieu d’être restreint à l’agriculture biologique, le helpx peut concerner toute sorte de travail (restauration, baby sitting, jardinage,…) chez des particuliers comme en entreprise. C’est très courant en Nouvelle-Zélande et ça permet de voyager à très peu de frais. Tout dépend de la façon dont on envisage son voyage.

  • Je ne suis pas particulièrement étonné, mais étrangement peiné. Trop. C’est ça qui est étrange, enfin soit.
    J’étais fou de joie quand je suis tombé sur ton blog, toi que j’avais pris en amimour devant mon téléviseur, toi qui m’avait profondément touché. Mais si ton choix est de l’arrêter, je le respecterais sans broncher. Tu es seule capitaine de ta vie.
    Je crois que c’est la première fois que tu nous ponds un truc un peu moins « bisounoursien », je n’avais pas envie que ça arrive, en même temps c’est ça la vie.
    Moi je te conseille un pays bien pauvre, pas forcément loin. Car la pauvreté ramène aux vraies valeurs humaines. Quand tu te bats pour manger, boire, avoir un semblant de toit, t’as pas le temps de penser à des futilités. « Oh, j’ai plus de blush », « Flûte, il faut que je trouve un nouveau téléphone, la couleur du mien me lasse ». C’est bien ça le souci des occidentaux, vivre dans le « luxe » à un coût, l’ennui. Que l’on veut à tout prix remplir de choses « intéressantes ». Qui connaît encore le prénom de son voisin ? Quelle est la dernière fois où tu as été sincère quand tu lui as demandé comment il allait ? Je crois que, encore plus dans les énormes villes, les gens sont devenus des fourmis prêtes à se battre pour monter sur la tête de son voisin, ou à se laisser écraser comme une prout. Car il n’y à guère d’autre choix…

    Une chose m’intrigue tout de même, tu nous dis être « short pognon » et tu veux partir « loin ». Cela me semble antinomique.

    Je t’offre quelques dictons qui valent ce qu’ils valent…
    Choisir, c’est renoncer.
    Choisis la raison à la passion.
    Loin des yeux, loin du cœur. A 5000km tu n’auras pas la tête à te demander quelle Morgane tu es.

    Perso, mon cœur est avec toi, mais je ne peux rien faire. Enfin si, si tu veux, tu peux venir habiter chez moi quelque temps, tu verras la vie d’un handicapé >80%, ses peines, ses douleurs, ses traitements, ses deuils qui s’enchaînent, … J’ai passé mon samedi sous Morphine pour me donner un peu de répit au niveau de la douleur. Je perds gravement la marche, je n’ai plus que très peu d’équilibre, peut-être cela pourrait-il t’aider à relativiser ?!? Bah, je ne suis pas sûr que ce soit ça dont tu aies besoin.

    Ps: Je pense que tu ne me publieras pas, mais je ne t’en veux pas, vraiment pas. Et je pense que je t’aime, même si je te connais trop peu, et que toi tu ne me connais quasi pas. Mais n’espère pas une demande en mariage !

    Ps: A 200km de chez toi, il y avait Michel Fourniret, à 300 Dutroux, à 400 on fait des brocantes de Kalachnikov, tu crois vraiment qu’il y à un pays réellement « safe » pour une jolie jeune fille seule ? Evite quand même le Cambodge et la Thaïlande, histoire de pas finir… enfin tu m’as compris. Sans déconner, je te conseille n’importe quel petit village un peu perdu n’importe où en France, de préférence avec une majorité de vieilles personnes qui, elles, ont encore des valeurs. Fais-toi ton reportage perso sur la guerre ou sur les mineurs ou encore sur les personnes qui connaissent la pauvreté, la maladie, la solitude, … C’est chez ces personnes qu’on peux vraiment « s’introspecter ».

    NB: Je t’offre ce poème qui n’est forcément pas de moi. Peut-être t’inspireras-t-il. Il a aidé Mr Mandela pendant 27 ans d’emprisonnement pour la simple raison qu’il n’avait pas la bonne couleur, je gage que tu pourras y trouver un peu d’espoir.

    Out of the night that covers me,
    Black as the pit from pole to pole,
    I thank whatever gods may be
    For my unconquerable soul.

    In the fell clutch of circumstance
    I have not winced nor cried aloud
    Under the bludgeonings of chance
    My head is bloody, but unbowed.

    Beyond this place of wrath and tears
    Looms but the Horror of the shade,
    And yet the menace of the years
    Finds and shall find me unafraid.

    It matters not how strait the gate,
    How charged with punishments the scroll,
    I am the master of my fate :
    I am the captain of my soul.

    • C’est un magnifique poème. Écrit par un homme admirable.
      Mon plus grand problème est d’être capable de faire un choix et de m’y tenir. Dans tous les cas j’ai besoin d’un break et d’aller souffler un peu.

      • Je me sais assez « primitif », pour moi manger n’est qu’une manière de subsister, l’argent n’est utile que pasqu’il permet de vivre, et je vais avoir 40 ans et je n’ai pas de Rolex…
        J’aimerais que tu m’expliques, comme à un enfant, ce que veut dire « j’ai besoin de partir loin ». Je comprends parfaitement (je crois) le concept de besoin, pipi, boire, manger, dormir. Mais mon dernier voyage date de 1995 et c’était avec l’école, je ne pense pas être plus malheureux à rester dans ma province (vous cela doit être une région, un département, ou encore un autre nom). Ma famille « qui compte » habite au plus près à 2 rues et au plus loin à 20 min en voiture. Y’a un truc (de plus) que j’ai raté dans ma vie ?!? Peu de choses me rendent plus heureux qu’un message ou un câlin de ma meilleure amie, que de voir grandir mon filleul qui embrasse certaines valeurs qui me sont chères (entre-aide, politesse, courage, compréhension, serviabilité, …) ou encore d’avoir un message de toi ou de ma copine (virtuelle) présentatrice télé ou de la chef rédactrice adjointe du magazine que je lis (tout simplement car c’était un rêve de ne pas être une fleur comme les autres pour vous. cf le petit prince de je ne sais absolument pas qui, mais c’est vieux et c’est connu). Je sais, c’est très futile, mais je pense t’avoir déjà expliqué pourquoi.
        Et, pardonne-moi s’il te plaît, mais je trouvais que tu transpirais la maturité, et ici j’ai le sentiment qu’on te demande de choisir entre te prendre l’ouïe ou la vue, ou te couper les bras ou les jambes. Quelque soit ton choix, il ne sera pas définitif. Un contrat, même si c’est pas terrible pour ton égo (je te connais un peu), on peux toujours le casser. On peux toujours changer d’avis. On peux toujours tomber sur une meilleure opportunité. On apprends jamais mieux que de ses erreurs. Je pense que ton passage dans une maison où il y avait une voix préenregistrée qui te demandait de changer tes piles, tu en as retiré du bon, mais tu as surtout grandit et appris pleins de trucs. Crois-moi, la seule manière d’apprendre c’est de se gourer. L’expérience des uns ne sers jamais aux autres, juré ! Tout le monde s’est un jour brûlé à un point chaud malgré la personne bienveillante qui avait dit : « Ne touche pas, Morgane, c’est chaud ». C’est un exemple abyssalement simple, mais criant de vérité.
        Je suis désolé, pour une fois je ne fais pas l’apologie de ta beauté (pourtant indiscutable à mon goût), de tes bonnes idées, ni de l’amour que je te porte sincèrement. Quoique, être sincère, je crois que c’est une manière d’aimer, et peut-être d’aimer encore plus fort que la flagornerie.

        Tonton Ronchon qui te souhaite de vite te relever quand bien même ce serait au prix de notre lien virtuel…

  • je reviens de plusieurs années passées au Canada, alors forcément c’est le pays qui me vient direct à l’esprit, en plus c’est quand même bien safe même pour une femme voyageant seule.

    Et je compatis pour cette phase de remise en question que tu traverses, j’espère que tu trouveras les réponses à tes questions ;)

    Et sinon, je suis freelance aussi, et y a le RSI, équivalent de la Sécu pour les indépendants ;)

  • Salut Morgane,

    Je t’ai découvert au travers de tes vidéos YouTube que je trouve très sympathiques.
    Je comprends totalement ce que tu vis, j’ai moi-même traversé la même expérience. Je voulais faire une école de dessin mais je n’avais pas l’argent pour.
    J’ai fini par m’inscrire en faculté de langues un peu par défaut. J’ai étudié le japonais et j’ai eu la chance dans le cadre de mes études de partir au Japon. C’est une expérience qui m’a changée à jamais. Ma vision du monde a été bouleversé et c’est au cours de ce séjour que je suis devenu végétarien. Je vivais chez mes parents avant de partir à l’étranger et j’ai dû apprendre à vivre seul et de surcroît dans un pays qui n’était pas le mien. Ça m’a permis de faire pas mal d’introspection et de me comprendre un peu mieux. Je peux t’affirmer qu’un voyage tel que celui-là t’aidera mais tu ne trouveras pas toutes les réponses que tu cherches. Tu te retrouveras en effet encore dans des situations où tu devras faire des choix encore plus complexes qui nécessiteront peut-être davantage de courage et de sacrifices. Je respecte ton choix et t’encourage dans ta démarche mais tu devras travailler dur sur toi-même pour ne pas revenir et te retrouver au même stade face au même dilemme qu’avant ton depart. Mais le fait d’agir est toujours bénéfique et c’est comme ça qu’on avance. Courage!
    Je te conseille le Japon donc car la philosophie de vie est très différente de celle que l’on a en France. Si tu as des questions, je me ferais un plaisir d’y répondre par mail ou ici. =)

    Je te souhaite une bonne année pleine de réussite.

    Bena

    • Merci pour ces conseils. Il faut bien sûr que je sois capable de changer des choses dans ma vie en revenant. Sinon rien ne changera de manière magique.

  • Comme je te comprends.. J’en suis à peu près au même point, quoi que peu avancée d’un point de vue professionnel. La décision difficile étant davantage liée à la poursuite de mes études, et dans quelle voie.

    Ton idée est bonne, et elle me serait peut-être tout aussi bénéfique. Il faudra encore que j’en trouv le courage. ;)
    Peut-être qu’à lire ton expérience, je me lancerai enfin !

    Bon courage pour la suite en tout cas, et n’oublie pas qu’on a le droit à l’erreur, le tout est de s’adapter ensuite en conséquence :)

  • Quel âge as-tu ? car pour partir à l’étranger hors Europe, il faut un visa… si tu as moins de trente ans, les PVT sont faits pour toi : ce sont des visas qui permettent de voyager et travailler librement dans les pays partenaires : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada (peu de places), Hong Kong, Taiwan, Argentine Chili et Japon. Le site Pvtistes.net pourra t’orienter !

  • Coucou Morgane,

    Ce post m’a rendue triste pour toi, j’espère que tu arrivera à trouver les réponses qu’il te faut et te retrouver. Je suis dans le même état, j’ai 28 ans, je n’ai jamais su ce que je voulais faire comme métier, je me suis lancée dans le secrétariat par défaut, j’ai eu mon bac pro avec mention mais n’ai pas voulu continuer. Je voulais travailler. Au final, je suis hôtesse de caisse depuis 6 ans, et là, je sens que si cette année je ne fais rien, je vais pêter un plomb… Cette vie ne me convient plus, j’ai envie de soleil, de trouver ma voie pro, de mieux me connaître.. Donc je sais ce que c’est et te souhaite sincèrement de trouver le bonheur.

  • Il y a des voyages qui forment les jeunesses, et d’autres qui transforment des vies.
    Tu trouveras l’idéale que tu cherches et que tu as en toi depuis au moins Novembre 2015

  • Coucou ma belle !
    Que te dire… Que je ne te comprends que trop bien !
    Je sais exactement ce que tu traverses, à la seule différence c’est que tu es bien plus assidue que moi afin de tenir à jour blog et vidéo.
    Les métiers artistiques sont aujourd’hui devenus très difficiles…
    Tu as tout géré jusqu’à maintenant et c’est tout à ton honneur. Effectivement il y a cette proposition…. Je ne sais pas à ta place ce que je ferai… Mais je serai moi aussi dans le doute. La seule chose que je pense c’est que si tu persistes dans l’artistique, tu dois te donner une deadline, un moment que ça soit financier, moral ou autre pour essayer et un moment pour ne garder ça qu’en passion… Car malheureusement nous attendent les impots, les obligations liées a la vie de famille et autre…
    Pour ma part dans ma deadline il me reste 1 an…
    Penses a toi et à ce qui est bon pour toi.
    L’amérique du sud est riche en culture.
    Si tu as besoin tu as mon numéro
    Je t’embrasse
    Débo

  • Bonjour Morgane, j’ai le double de ton âge :o) Mais cela ne veut pas dire que j’ai les réponses à tes questions bien sur ! Je viens de lire ton post 2 fois et j’ai pensé à quelque chose : tu veux partir loin ok…. Partir pour faire autre chose que tes 2 passions ? :o)
    Loin de ton pays tu seras encore en face de toi même ! Que le décor change ou non les questions seront les mêmes il me semble :o)
    Si c’est toi même que tu fuis avec les décisions que tu n’arrives pas à prendre tu emmèneras « toi-même » avec toi.
    Ce qui fait du bien à certains c’est de se retrouver soi même justement, jamais la fuite. Pour se retrouver soi même il y a la possibilité d’avoir des lectures inspirantes comme certains livres sur le Bouddhisme … Le yoga … Le livre mange prie aime est un premier pas inspirant :o)
    Pourquoi ne pas accepter cette giga offre d’emploi et voir comment tu peux organiser ta vie ensuite ? Puis mettre de l’argent de coté pour revoir après le coté artistique de ta vie après t’être un peu posée ? Tu peux toujours voir ou la vie te mène par ce chemin là :o)
    L’endroit ou je me suis sentie le mieux de toute ma vie c’est dans le désert en haut d’une dune en pleine nuit, il y avait du monde pas loin mais je ne les entendais pas. On se retrouve face à soi même, c’est magique.
    Très belle année à toi. Nat.

  • « Où partir ? » Naturellement, j’aurais pensé à l’Australie comme 1ere réponse, ou à la Nouvelle-Zélande ! En 2, ce serait le Canada ou les Pays Nordiques. Oui ce ne sont pas forcément les moins chers, mais niveau dépaysement je pense que tu serais servie et que surtout tu aurais de quoi t’épanouir !

    Je ne connais pas assez l’Amérique du Sud pour te la conseiller vraiment, pour moi ce serait plus un « continent » pour un road-trip, à bien préparer en amont donc. Et je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure destination pour une femme seule ! L’Asie j’ai plusieurs ami(e)s (dont certaines juste entre filles) qui ont fait de très beaux voyages de quelques semaines et qui en sont revenus comblées, mais pareil il n’y avait pas forcément bcp de place à l’impro et ce n’était pas vraiment une évasion mais plus un dépaysement de quelques semaines !

  • Bonjour Morgane,

    j’étais un peu tristoune pour toi à la lecture de ce post ; je suis désolée de ne pouvoir t’aiguiller sur une destination, n’ayant jamais encore voyagé toute seule (sauf quelques week-ends par-ci par-là). Cela sera rectifié dès cette année puisque je vais faire un trek en Islande mais cela ne t’avance guère étant donné le prix de cette destination (surtout le coût de la vie sur place).

    Cependant, j’avais tout de même envie de te laisser un message parce que je comprends bien cet état insupportable qu’est l’incertitude. L’impression de ne pas avoir d’issue, de n’avoir aucune idée de ce que l’on doit faire et même de ce que l’on a envie de faire.
    Oui mais.
    J’ai compris qu’en fait, les choix décisifs n’existent pas. Les « tournants » ou les « carrefours » de la vie n’existent pas. Un seul choix n’impacte jamais le reste de ta vie.
    Parce que les changements d’avis sont permis et parce que les retours en arrière sont toujours possibles (à quelques rares exceptions près évidemment, genre, faire des enfants !)

    Si tu décides de partir pour Dublin, ça ne signifie absolument pas que ce sera pour le reste de ta vie. Tu peux décider d’y aller, voir si cela te convient et si ça n’est pas le cas, simplement changer de vie à nouveau. Tu as 25 ans, tu as encore le temps de vivre 1000 vies différentes si tu en as envie !

    Si tu décides de décliner la proposition, tu ne loupes pas de coche rassure-toi ! Il y aura forcément d’autres occasions dans la mesure où, comme tu as déjà l’air de le faire très bien, tu travailles dur pour les provoquer !

    Donc je comprends bien qu’il s’agit d’un moment très difficile à vivre et si tu as envie de partir, pars, il ne faut jamais manquer une occasion de suivre ses envies et ses besoins. Simplement, garde à l’esprit que les 80 prochaines années de ta vie ne dépendent pas de ce choix !
    Et par ailleurs, changer d’avis ou s’apercevoir que les choses ne nous conviennent pas, ce n’est pas se planter, au contraire, ce sont ces expériences qui nous permettent, au final, de mieux nous connaître et d’évoluer.

    Pour finir avec quand même une idée de voyage, pourquoi pas une retraite au Népal ? Après tout, ce serait tout à fait propice à la réflexion et pour te recentrer sur toi-même.

    Je te souhaite en tout cas une très bonne année 2016 !

    Bisette.

  • Hello Morgane,

    Chaque ligne que tu as écrite m’a ramené à ce que j’ai vécu l’an passé. Même état, même questionnements et même envie de tout quitter, de partir loin et seule!
    Et c’est ce que j’ai fait, du jour au lendemain j’ai pris mes billets pour la Californie.
    Je n’avais aucun plan, je suis partie 1 mois (entre février et mars justement!), j’ai sollicité mes contacts pour trouver des points de chute (ce qui a determiné mon trajet). Je me suis donc retrouvée chez des amis d’amis, en airbnb, en auberge, a l’hotel…de San Fransisco à Los Angeles, à pied, en covoit, en bus, en train…
    Je suis revenue transformée, positive et claire sur mes envies, et je ne regrette rien de ce voyage. Et je me suis sentie très en sécurité là-bas, point important quand on est une femme voyageant seule!

  • Hello Morgane,
    En lisant ton post j’ai l’impression de me revoir il y a quelques semaines. Perso voyageant tout le temps je n’avais pas envie de partir loin alors je me suis décidée sur l’Algarve au Portugal.
    Dans ton cas, je te conseille sérieusement l’Asie du sud-est. C’est une région où je me sens bien, en accord avec moi-même, notamment grâce aux temples où j’aime me poser pour réfléchir ou bouquiner. Ils sont tellement paisibles.
    Comme ça je pense à Luang Prabang au Laos, une ville très agréable située au bord du Mékong. J’ai aimé me promener de temple en temple, m’y arrêter, méditer, aller sur le petit marché le soir, louer un vélo ou un scooter pour me promener dans les alentours, m’arrêter voir les joueurs de pétanque le long du Mékong… La ville vit au rythme de ses temples et de ses moines…
    Pour les mêmes raisons je pense aussi à la Birmanie ou au nord de la Thaïlande…
    Quand on voyage seule, l’Asie du sud-est est la région la plus safe. Honnêtement c’est un choix sûr et c’est super bon marché.
    Sinon dans un autre style tu as le Kerala en Inde, entre canaux, plage et ashram. L’Inde peut faire peur mais l’Inde du sud et le Kerala en particulier est une région assez sécure.
    Bon voyage et j’espère que tu trouveras tes réponses.

  • Bonjour Morgane,

    Tu me sembles tiraaillée entre ton coté femme independante qui veut une carriere brillante et la fille qui veut vivre et profiter.
    Peut-être que ce que tu recherches c’est une qualité de vie avant tout. Ou une carriere.
    A toi de placer le curseur au bon endroit.
    Tu arrives à une croisée des chemins avec un choix, et des changements.
    Pourquoi ne pas prendre Dublin comme un tremplin vers autre chose ensuite, ou un retour aux sources
    Bref le changement fait toujours peur, mais il n’y a rien de pire que de regretter

  • https://www.flipkey.com/blog/2014/11/03/top-25-solo-female-travel-bloggers-to-follow-in-2015/

    http://wanderlustandlipstick.com/blogs/genywanderer/2013/07/08/20-something-travel-best-travel-blogs/

    Il y a beaucoup d’articles d’aide sur le voyage en solo. Je t’encourage vivement!

    Si j’avais un conseil à te donner pour te décider: voici ce que je ferais pour faire mon choix:
    – lister tous les pays possibles
    – retirer les pays dangereux,
    – lister en fonction du climat et de la langue parlée
    – te fixer un mode de vie: baroudeur à parcourir un pays ou s’installer à un endroit fixe et te construire une nouvelle vie
    – après ça il ne te restera pas beaucoup de pays!

    En tout cas, ne te fais pas d’à priori. Même dans un pays développé où la vie est plutôt chère tu pourras t’épanouir. Tout est possible. Alors fonce dans un pays qui t’inspire! Qu’il soit riche ou pauvre!

    Sinon..tu peux toujours faire un tour du monde pour 9 mois. Sans bosser pendant le TDM un budget de 10 000€ est faisable. Sinon tu collectes l’argent avant de partir et tu rembourses petit à petit pendant le voyage avec des petits boulots!

    Bref. N’hésite pas. Fonce. C’est en quittant son quotidien et sa zone de confort que tu te retrouveras! Ca change une vie!
    Bonne chance!

  • Coucou Morgane,
    Je te lis depuis plusieurs années maintenant et toujours avec plaisir. Je ne pense pas m’être trompée en voyant en toi une personne sensible, fine, intelligente et naturelle. Ton article m’a beaucoup touché parce que j’en suis un peu au même stade en ce moment je ne sais pas ce que je veux faire mais je sais que ce que je fais actuellement ne m’emballe pas, et c’est une première pour moi qui a toujours besoin d’être passionnée par ce que je fais. J’ai envie de partir mais il y a tellement de contraintes et j’ai peur que ce ne soit qu’une fuite en avant et qu’au retour les mêmes questionnements m’attendent. Malgré tout ça je pense qu’il faut partir et que c’est déjà preuve d’une grande honnêteté et de courage que de se remettre en question comme tu le fais et de vouloir plus de la vie. Je pense vraiment qu’il faut écouter son intuition et ne pas craindre les pressions financières, sociales ou autres, se faire confiance et naturellement tu t’orienteras vers ce qui te rend heureuse.

    • J’ai repoussé un voyage déjà parce que je trouvais que ça faisait trop « fuite », mais au final il n’y a jamais de moment parfait ni d’état d’esprit optimal. Justement il faut parfois être en situation de crise pour partir, passer le cap. Quand on a moins de choses à perdre, c’est moins dur de les laisser là où elles sont même si elles ne seront peut-être plus là à notre retour

  • Cela fait cliché de répondre « Bali » en référence à Mange, Prie, Aime… Mais pourtant….Cette île est non seulement magnifique, mais elle a un pouvoir apaisant inexplicable. Je suis partie là-bas en ayant appris en France quelques heures auparavant une terrible nouvelle, du genre à pleurer non stop pendant le long (très long !) trajet… Et à peine 24h après avoir posé le pied sur Bali, j’ai réussi à réfléchir, relativiser, etc…je me sentais bien, apaisée. J’avais déjà lu ce « pouvoir » dans des articles avant de partir, sans vraiment en comprendre le sens…et une fois que j’ai été au contact des Balinais, de leur riche nature, j’ai tout de suite compris…
    Je voyage beaucoup (et maintenant avec ma petite valise rouge grâce à toi ;), et je n’ai jamais ressenti ça nulle part ailleurs…
    Qui plus est, niveau sécurité, ZERO peur à avoir. Les gens sont gentils pour de vrai, souriants, ne connaissent pas la notion de « vol »…
    Voilà pour mon opinion. Je comprend ta situation actuelle et je pense comme toi que ce genre de voyages pour faire le point sur tes envies et tes ambitions est nécessaire. Accroche-toi !!!

    • Oooh, c’est toi qui avait gagné la valise rouge, je me souviens :) Je suis heureuse d’apprendre qu’elle te sert. Bali est sur ma liste depuis mange prie aime, comment ne pas y penser !?

  • Bali, Ubud ! Faire des camps de méditation dans les rizières, tester les nombreux restaurants végétariens et Boudha Bali et ses boisons détox aux algues. Faire du yoga, se faire masser, prendre du temps pour toi et te retrouver. Ca me semble une super destination !

  • Bonsoir Morgane,

    Je ne sais pas si tu te souviens de moi : je suis Olivia et nous avions toutes deux été chroniqueuses sur MCE TV aux côtés de Guillaume Genton.

    Je te suis depuis lors car tu es une personne qui m’avait beaucoup inspirée à l’époque, par le biais des quelques échanges que nous avions eus.

    Je ne regarde pas Secret Story, je t’ai donc découverte à ce moment là sans aucun a priori ou jugement préalable et j’ai beaucoup aimé ta personnalité. J’ai découvert une jeune femme qui, comme moi, était pleine d’idéaux et était prêtre à se battre pour eux. Un jeune femme qui voulait rendre le monde un peu meilleur, à son échelle.

    Nous avons dîné ensemble, avec Juliette, Zarko et quelques autres un soir post casting pour la fameuse émission dans laquelle nous nous sommes connues et j’ai eu l’occasion ce soir là de découvrir le duo que tu formes avec Juliette et qui criait au monde entier combien vous étiez jeunes et prêtes à gravir des montagnes pour atteindre vos objectifs et réaliser vos rêves. Une fois encore, je me suis reconnue en vous.

    C’est donc avec tristesse mais sans surprise que je constate que nous sommes confrontées aujourd’hui aux mêmes dilemmes, aux mêmes questions et aux mêmes problèmes.

    Comment concilier toutes ces idées, cette créativité et ces envies avec le monde matérialiste qui nous entoure et dans lequel il faut bien survivre ?

    Cela fait trois mois que j’ai entrepris, comme tu souhaites le faire, de faire un point sur moi-même, de trouver celle que je veux être et de me donner les moyens de l’être sans trop renoncer à mes rêves et idéaux.

    J’avance pas à pas et ce n’est pas un chemin facile mais je ne désespère pas d’y arriver. Comme toute chose difficile, j’imagine que cela prendra du temps.

    Le but de ce message est de te témoigner tout mon soutien. De te montrer que certaines personnes vivent la même chose et qu’il faut bien avancer malgré tout, quitte à prendre la mauvaise direction et bifurquer par la suite. Cela vaudra toujours mieux que de stagner dans une situation qui ne peut être viable à long terme car épuisante et peu rémunératrice.

    Je voulais également te montrer que tu peux marquer certaines personnes dont tu n’as même pas le souvenir en quelques échanges simples et sincères. Car tu es une belle personne et que c’est l’essentiel. Quoi que tu fasses (de la com à Dublin ou du théâtre à Paris), on ne put t’enlever qui tu es réellement au fond.

    Je te souhaite de te trouver et n’hésite pas si tu veux en discuter un jour autour d’un café.

    Bises,

    Olivia

    • Oh mais bien sûr je me souviens de toi ! Je me souviens même que nous avions pris une photo dans la loge ce jour là en faisant chacune un bisou sur les joues accueillantes de guillaume. Je suis contente d’avoir de tes nouvelles, et ah ! Nos parcours se suivent encore. As-tu trouvé des réponses depuis ton travail d’introspection ?

      • Bonjour Morgane,

        Ta réponse m’a fait très plaisir.
        Je viens de prendre connaissance de ton dernier article en même temps que de ce commentaire. Mon introspection m’avait conduite globalement aux mêmes réponses que toi. J’ai souri en voyant que nous nous sommes inspirées pour beaucoup des mêmes textes, vidéos et personnes :)

        Souhaites tu toujours voyager, même si j’ai cru comprendre que cela allait un peu mieux ? Je sais que moi cela m’avait beaucoup aidé. J’ai beaucoup bougé ces derniers temps et, si je n’ai toujours aucune certitude sur comment concilier ce que je souhaite faire de ma vie avec le champ de mes possibles, je sais désormais un peu mieux qui je suis et j’ai appris que je suis capable de surmonter ces contradictions.

        Aujourd’hui je m’investis dans plein de projets qui me tiennent à coeur mais j’ai appris à trouver comment les transformer en activités lucratives. La somme de tout cela me permet de vivre plutôt confortablement et d’avoir une sécurité au sein de laquelle je peux m’autoriser de grosses prises de risque parfois.

        Mon prochain voyage est prévu à New York, aux mois de mars et avril. Si tu souhaite y faire un tour je serai ravie de t’héberger, tu n’auras qu’à me le faire savoir.

        Je te souhaite une excellente journée et te dis à bientôt,

        Olivia

        • Et bien bravo, tu as trouvé l’équilibre. Je te souhaite plein de bonnes choses pour ce voyage. A mon avis je ne pourrai pas t’y rejoindre car je prépare un départ pour fin janvier, mais je serai curieuse de voir sur quels projets tu travailles.
          Je vais essayer de t’ajouter sur facebook si je te trouve :)
          Bises

  • Hello Morgane, je te découvre par hasard, et je tombe sur ce billet qui me parle beaucoup… Ayant déjà voyager seule, j’ai beaucoup aimé l’Asie du Sud-Est : Thaïlande mais le Nord (moins touristique ) et le Viet-Nam. J’ai beaucoup appris durant ces voyages.

  • Tu es si jeune! Tu es ambitieuse et c’est tout à ton honneur mais tu sembles te mettre une très forte pression. Alors faire un break est une excellente solution. Le Laos et la Thaïlande sont faciles pour une jeune femme. Mais si tu n’as jamais voyagé seule et si tu es un peu ‘perdue ‘ en ce moment, peut-être que de passer par helpx ou woofing serait rassurant. Bon courage ! Tu as l’air brillante, je suis sûre que tu feras les bons choix :)
    Ps : quid de bosser aux 4/5ème?

    • Merci pour ces conseils. J’aimerais bien trouver un truc pour bosser aux 3/5 ou 4/5, c’est ce qui serait le plus safe et en même temps le moins destructeur

  • bonjour,
    cela m’est arrivé et je suis partie moi aussi loin en Asie… j’avoue que le lieu ou je me suis sentie le mieu en tant que femme dans mon voyage, et avec une énergie tellement magnifique c’est Bali… Bali la belle, Bali la différente, Bali et ses cérémonies culturelles à chaque coin de rue tout le temps… Bali et ses plages, ses rizières et ses randonnées magnifiques… Bali et Ubud la ville des artistes… Bali et le calme (sauf Kuta et Sanur) mais il y en a tellement d’autre…
    Mais tu sais ce que je me disais en voyageant, cette phrase de Marcel Proust « le voyage ne consiste pas a voir de nouveau paysage mais à avoir de nouveau yeux… »… c’est tellement ça, tu peux aller là ou tu veux en Asie, si tu ouvres ton coeur, voyage en voulant être dans une relation saine avec les gens, tu rencontreras des gens super partout, ira méditer partout… moi j’ai vécu longtemps en Thailande et se que j’y aii trouvé avec mes amis Thai , a été magnifique… donc je te dirais.. écoute toi.. ton coeur sait ce qu’il a envie de trouver…
    Bon voyage!!!!!!!!!!!!

    Marie

  • J’ai une proche qui a le même dilemme que toi. Bac + 6, un métier qu’elle adore mais avec des périodes de chômage, elle se demande actuellement si elle ne devrait pas changer de voie pour avoir des revenus plus réguliers…mais c’est un déchirement. En ce qui te concerne, le boulot à Dublin, en dehors de son aspect financier, ne te plaisait vraiment pas ? N’aurait-il pas pu te permettre d’allier sécurité et découverte d’un fabuleux pays, où tu aurais pu te ressourcer, Dublin n’étant pas loin de merveilleux paysages où tu aurais pu facilement partir en retraite de temps à autre (aucun point n’est très éloigné de l’autre en Irlande) ? Avec l’avantage en plus de n’être pas trop éloigné de la France ?

  • Tu me fais un peu passer à moi le 1er janvier 2014…et pour répondre à toutes ces questions je ne peux te conseiller qu’un pays:l’Indonésie !
    N’hésite pas à me mailer si tu as besoin de plus d’infos

  • Si je t’écris ce petite message c’est juste pour te soutenir dans ta décision de voyager seule, loin de tes habitudes, de tes zones de confort. C’est certainement le meilleur moyen pour se retrouver bien que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’en faire l’expérience. Je me retrouve dans la situation que tu décris, surtout dans le fait d’être tiraillée entre son goût par la vie artistique et celui du confort matériel. Malheureusement avec la société actuelle il me semble difficile de concilier les deux et visiblement c’est aussi ton ressenti. Je pense vraiment que voyager seule pourra t’aider justement à mieux analyser tes priorités dans ta vie afin d’être moins débordée et d’avoir cette sensation de vivre pleinement. Pour ma part, je suis particulièrement attirée par les grands espaces et les paysages montagneux, je trouve que c’est des endroits où l’on peut le mieux se ressourcer. C’est pourquoi l’Amérique latine m’a toujours attirée mais plus j’avance et plus je me dis qu’un voyage au Tibet serait encore plus enrichissant. Le bouddhisme m’attire et je pense que la combinaison des paysages du Tibet avec la culture tibétaine pourrait vraiment m’aider à m’émerveiller face à la vie et à ma recentrer sur ce qui est essentiel pour moi.

    Voilà, je doute que mon commentaire puisse t’être utile dans ta démarche mais en tout cas je te souhaite d’aboutir à tes envies et à trouver réponses à tes questionnements. Je ne manquerai pas de revenir sur ton blog pour voir ton évolution sur le sujet.

  • Bali !
    Tu vas apprendre à relativiser et à te concentrer sur l’essentiel.
    Les gens sont gentils, accueillants, spirituels… Ils n’ont pas grand chose et aime la vie, en profitent avec 3 fois rien.

  • Hello Morgane,

    Je ne peux m’empêcher d’être touchée par ce que tu écris, pour plusieurs raisons.

    1. La première est que je viens de traverser une période de perdition totale et de souffrance, et que je m’en relève doucement grâce à un voyage entrepris seule : je suis donc convaincue du pouvoir magique des voyages en solitaire, et ça n’est pas le premier à mon actif!

    2. Je faisais partie de ceux (j’espère pouvoir l’affirmer au passé désormais!) qui sont incapables de choisir, car pour moi, choisir = renoncer. Je pense que c’est le propre des gens qui sont optimistes et ont envie de dévorer le monde, et qui possèdent plusieurs cordes à leur arc.

    Forte de ces expériences, voici les modestes conseils que je peux te donner :
    1. OUI, pars ! Si tu as la lucidité d’identifier ton problème, tu es déjà en très bonne voie vers la résolution. « its not a problem, its a breakthrough »
    Pour la destination, je te conseille simplement de sortir de ta zone de confort. Un pays où l’on ne parle pas ta langue, un pays qui n’a pas la même monnaie, pas les mêmes repères culturels, si possible avec décalage horaire important et pas les mêmes paysages. Ainsi, cela te « brusqueras » un peu mais dans ces temps forts de la vie, c’est très bénéfique.
    Pour ce qui est des pays sûrs pour voyager seule en tant que femme, j’ai fait le Mexique et l’Equateur seule, clairement pas les pays les plus sûrs, mais il ne m’est jamais rien arrivé car j’ai l’habitude d’adopter les coutumes, notamment vestimentaires, des femmes locales (ex : jupe longue jusqu’aux chevilles mexicaine et lunettes dans le métro mexicain, sac acheté sur le marché etc.) donc avec quelques précautions je pense que l’on s’en tire très bien :)

    2. Je sais que tu as déjà lu beaucoup de livres concernant le self-development et excuse-moi si tu les connais déjà, mais je te conseille vivement de lire :
    > Start with why (facile à lire et ça me semble à propos!) : trouver ton « Why » si tu ne l’as pas déjà t’aideras sûrement.
    J’y ai appris pour ma part que, surtout si tu as une âme d’artiste ou que tu es animé par qqch de fort, peu importe ta production, ce qui compte c’est ton intention, ton why profond. Si ce job rentre dans ce why : alors enrichis-toi de cette expérience, tu pourras toujours revenir à ta situation précédente. Si tu sais en toute conscience qu’il ne rentre pas dans ton why (exactement de la même façon que mon « expérience de rêve » chez Vuitton m’a rendue infiniment malheureuse car ça ne satisfaisait pas mon why profond et que j’ai atterri en start-up!), alors ne te fais pas miroiter pour rien … tu n’en tireras aucune satisfaction.
    (et si tu es incapable de répondre à cette question, pose ton ordi et pars au plus vite ! Au retour tout se solutionnera!)
    > The power of now (parce que dans les situations un peu paralysantes comme ça, on laisse souvent notre cerveau prendre le contrôle mais il nous fait parfois faire des bêtises et rationaliser des choses qui relèvent de l’émotionnel )

    3. Félicitations pour le job que l’on t’offre :) N’oublie pas de te rappeler qu’en quelque sorte, tu as des « problèmes de riches » (paradoxalement ah ah !)
    As-tu pensé à écrire les « scénarios du pire » pour chaque possibilité qui s’offre à toi? Et anticiper des solutions pour chaque scénario du pire? Peut-être cela pourra-t’il t’apaiser un peu dans un premier temps.

    Je pense aussi que si vraiment l’écriture et le théâtre sont faits pour toi, alors ça te suivra même à Dublin, ça te collera à la peau et ça ne te laissera pas dormir jusqu’à ce que tu le fasses.
    Je suis un peu dans cette phase-là… j’ai dû devenir économiquement indépendante très tôt, alors j’ai choisi la sécurité, j’ai un CDI etc. Mais mes rêves étaient différents.
    Et aujourd’hui plus que jamais, mes rêves toquent à la porte, je vais peut-être me retrouver à tout plaquer maintenant. Mais je ne regrette pas le temps investi dans « la vraie vie comme tous les autres gens » jusqu’ici…

    Bonne chance … c’est une étape importante :)

    • Merci pour ce long et précieux avis. Je ne connais pas ces livres mais ils ont l’air excellents. Et je prévoie de remplir une partie de ma valise de livres et de ne pas revenir tant qu’ils ne seront pas lus. Alors je prends note :)
      Évidement ce sont des choix de riche, et je ne plains vraiment, vraiment pas. J’ai beaucoup de chance, c’est parce que les deux options sont attirantes qu’elles me divisent. J’ai énormément de chance d’avoir à ma portée deux vies très satisfaisantes, mais à des points de vues différents.
      Je ne suis pas malheureuse, je suis juste perdue. Car il y a plusieurs voix dans ma tête qui se disputent et je ne sais plus laquelle est la mienne.

  • Je suis de tout cœur avec toi. Cela arrive à tout le monde d’être perdu(e), de se chercher, de ne pas savoir quelle direction prendre et comment envisager son avenir, de chercher désespérément ce qui nous rendrait vraiment heureux, alors qu’on a l’impression que le temps défile et que la vie est si courte. J’ai aussi expérimenté des crises d’individus, j’arrive plus ou moins à m’imaginer la souffrance et le désemparement que cela peut impliquer.
    J’imagine la douleur que ce serait pour toi de renoncer à ce qui te comblerait tellement, à savoir écrire, créer et gagner ta vie ainsi.
    Je suis un peu gêné car je n’ai pas encore suffisamment d’expérience de vie pour trouver les bons mots et te conforter au mieux. Ce que je voudrais te dire, c’est de suivre tes rêves. Tu as encore toute la vie devant toi.

    Quels pays pourrais-je te proposer de visiter pour te recentrer ? Pour être honnête avec toi, je n’ai quasiment jamais quitté le continent européen. Je ne peux donc guère te garantir la fiabilité parfaite de ce que je vais te proposer. C’est par la documentation que je connais plus ou moins certains pays, que j’aimerais beaucoup visiter d’ailleurs.
    As-tu pensé à l’Amérique centrale ? Le Costa Rica, indubitablement l’un des pays les plus paisibles du monde (pays sans armée), deux fois champion du monde du bonheur, avec tous ses parcs naturels, un pays également moderne, peut-être l’un des derniers paradis terrestres ? (Source : Etienne Leenhardt, Un œil sur la planète : Costa Rica, le pays le plus heureux du monde ?, documentaire France 2). Le Costa Rica mais aussi les pays voisins (Nicaragua, Honduras, Panana) et ses plages paradisiaques…
    Tu pourrais aussi envisager de te rendre beaucoup plus au sud du continent américain, trois pays retiennent mon attention : l’Argentine, le Chili, l’Uruguay. La Pampa, la Patagonie, les Andes, la Terre de Feu ne te feraient-elles pas rêver ? Et Buenos Aires, Montevideo, ou Santiago del Chile, Valparaíso la ville colorée de Pablo Neruda ? Pourquoi ne pas envisager également le Pérou et le Machu Picchu…
    Sinon, je suis assez d’accord avec Adèle qui te propose la Nouvelle-Zélande, la terre des Maoris, le pays qui compte sept fois moins d’habitants que de moutons, le pays de la nature sauvage et préservée, le pays d’espèces végétales rares et n’existant pas ailleurs, là où le coût de la vie est amplement raisonnable par rapport aux autres pays anglo-saxons.

    Maintenant aussi, j’ai pris un peu de temps pour t’écrire quelque chose de construit et réfléchi. J’espère que cela te fera plaisir et te réconfortera.

    Bises à toi

    • Ahaha « le pays qui compte plus de moutons que d’habitants ». C’est contextuellement très drôle. Merci pour ces suggestions et tes encouragements

  • Salut Morgane,

    Je comprend tout a fait ta situation, d’autant plus que je suis passe par la il y a 3 ans.
    Il me fallait un changement, pour redecouvrir la vie et sortir de ma zone de confort.
    J’avais tout a Paris, mais quelque chose me manquait : l’aventure, un autre regard.
    J’ai tout quitte pour l’Australie, seul, et quand je fais le bilan aujourd’hui, je ne peux que me feliciter pour ce saut, alors que beaucoup doutaient. Je n’ai jamais ete aussi heureux !
    Un seul conseil : arrete de te mettre des barrieres ou de subir tes peurs, fonces, sors de cette foutue zone de confort que 95% des gens subissent, quelque soit ton choix tu n’aura pas de regrets, des souvenirs pleins la tete et une redecouverte de son soi interieur.
    Erwan

  • Il y a quelques années, j’étais à ta place et j’ai tellement failli m’étouffer entre des choix comme les tiens, que j’ai tout plaqué et je suis partie loin, seule et longtemps.
    Une chose est sur : tu ne fuis pas. Tu prends ton courage à deux mains et tu quittes le brouillard ambiant pour te recentrer. Peu importe où tu iras, dès que tu auras tes deux fesses sur un seul et même siège (celui de ton avion ou de ton train qui t’emmènera loin), tout le bouquan que fait ta cervelle à penser, repenser, soupeser les possibles, s’arrêtera tout à coup. Tu prendras de la hauteur sur ton quotidien. Tu verras les choses sous un angle différent. Tu n’auras plus peur de choisir. Car en fait, pourquoi choisir ? En faisant quelque chose d’aussi extraordinaire que partir seule vers l’inconnu, tu réaliseras qu’en fait dans la vie, tu peux tout faire. C’est juste qu’on peut pas tout faire en même temps ;)

  • Bonjour Morgane,

    Tu évoques 2 situations totalement antagonistes dans ton article : partir à Dublin pour un poste bien payé et te priver de tes cours de théâtre, de tes tournages, de ton blog ou alors poursuivre dans la voie artistique sans aucune certitude et sans revenus (pour le moment). A mon sens il existe peut-être un juste milieu, une manière de concilier les deux dans une certaine mesure, en tous cas pour te donner le temps de la réflexion.

    Par exemple, trouver un emploi salarié dans le digital à Paris te permettrait peut-être de souffler un peu. Ce serait perdre de ta liberté et de ton indépendance certes, mais diminuer ton stress lié à la fluctuation de tes revenus et réduire grandement les formalités administratives liées à la vie de freelance. Autant d’énergie que tu pourrais ensuite consacrer beaucoup plus librement à tes activités artistiques.

    Si elles n’ont pas/plus vocation à te faire gagner ta vie tu pourras peut-être diminuer le temps que tu y consacres ou privilégier une des deux voies (le théâtre plutôt que l’écriture ou inversement) et retrouver ainsi un équilibre avec les autres aspects de ta vie que tu dois négliger aujourd’hui par manque de temps : famille, couple, amis… A mon sens, ce sont des moments indispensables qui ressourcent et permettent de retrouver une énergie nécessaire.

    Enfin rassure-toi, prendre une décision aujourd’hui ne veut pas dire renoncer à tous jamais aux autres aspects que tu choisiras de « mettre en veille » !

  • Bonjour,

    Je viens de lire ton commentaire, et je dis fonce. Bali et la Thaïlande. Je viens d’y réalisér mon premier voyage solo et j’ai 30 ans. Je viens de comprendre que la vie était trop précieuse pour ne pas réalisér ses rêves et ses passions. Fonce et pars te retrouver et rencontrer les personnes des différents pays, discuter partager dans la simplicité la joie. Vis le moment présent, ressource toi seule à l’autre bout du monde, yoga, meditation… casse ton quotidien qui ne te rend pas forcément heureuse.
    Je suis également en transition de carrière, et me sens proche de ton article. Merci! Pars déjà en vacances et pose toi si tu peux sans avoir de stress lie a l’argent. (2 à 3 mois) Si tu as besoin de plus d’info, tu peux m’écrire sur mon email. Bon vent et bon voyage.

  • Bonjour Morgane. Je ne te connais pas et découvre ton blog via facebook et un ami commun. Ton post m’a touchée, pas seulement par ce qu’il dit de toi mais parce que j’ai le sentiment que ma fille de 16 ans pourrait écrire la même chose dans quelques années et ça me fait peur. Vous êtes une génération à la fois gâtée et sacrifiée. Le monde qui s’offre à vous est terriblement dur et exigeant. Tout va plus vite et demande une capacité d’adaptation permanente. Et les réseaux sociaux imposent une injonction permanente de perfection. Très difficile de résister à cette pression de mettre sa vie en scène, filtrée, retouchée, sublimée. Et tellement chronophage d’y céder. J’ai un peu regardé ton profil et je me suis fait la réflexion que ta présence sur Instagram, Pinterest, Twitter, facebook, ta chaine Youtube, ton blog… représente objectivement un job à temps plein. Sauf que ce job ne te permet pas vraiment de gagner ta vie. Et comme tu le décris très lucidement, tu cumules ça avec une activité professionnelle plus ou moins « alimentaire », la passion du théâtre et les contingences du quotidien.
    Tu es tout simplement au bord du burn out.
    A 25 ans, c’est normal de se chercher. Et ça prend souvent toute une vie de se trouver. Grandir, c’est apprendre à faire des choix. Et choisir, c’est renoncer. Probablement la chose la plus difficile au monde. Mais renoncer à un moment donné ne veut pas dire pour toujours. C’est juste accepter de ne pas TOUT faire en même temps. Heureusement, peu de choses sont irréversibles et susceptibles de changer ta vie à jamais (à part faire un enfant, tuer quelqu’un et changer de sexe !). Même si sur le moment on pense le contraire. Devoir faire un choix aujourd’hui t’angoisse, dis-toi qu’avoir le choix est un luxe auquel 80% de la population mondiale n’a pas accès. Voyager c’est génial (perso, je n’ai fait mon 1er grand voyage qu’à 25 ans, et je n’ai qu’un regret, c’est de me dire que je n’aurai pas assez d’une vie pour cocher toutes les destinations de ma liste) mais ce n’est pas la destination qui compte pour apprendre à se connaître, c’est la façon de voyager. Tu peux partir à pied, parcourir « seulement » quelques centaines de km et en apprendre beaucoup sur toi-même. Et franchement, ce qui est le plus instructif dans les voyages, ce sont les galères ! Parce que c’est dans ces moments-là que tu en apprends un peu plus sur tes ressources personnelles, ta capacité d’adaptation, ta résistance au stress. Ce qui n’est pas clair dans ton post c’est : quelle est ta vraie motivation à partir ? Est-ce que tu as envie de découvrir le monde (avant de ne plus avoir la disponibilité pour le faire) ? Ou est-ce que tu veux disparaître des écrans radars, mettre de la distance entre toi et ceux qui, volontairement ou non, te mettent la pression, dans l’espoir de pouvoir enfin « penser » sereinement ? Les 2 options sont légitimes. La seule chose, c’est que c’est probablement toi qui te mets le plus la pression, et partir loin ne mettra aucune distance entre toi… et toi ! Je te conseillerais bien une retraite spirituelle, mais moi-même (mécréante), je serais refroidie par l’idée ! (sinon je crois vraiment que c’est l’endroit idéal pour s’écouter sans être parasitée par le monde).
    Mais au fond, tous ces questionnements, c’est quand même un peu tourner autour de son nombril ;-) Pour te reconnecter à toi-même, tu as d’abord besoin de te couper de toi-même. Pour ça, c’est bien parfois de se mettre au service des autres, mais pas à moitié, avec la justification du « je veux rendre la vie plus jolie ». Le faire complètement, en s’oubliant soi-même. Quand on sait que c’est pour une durée déterminée, c’est faisable.
    Je te recommande un bon compromis avec ton envie de dépaysement (et des moyens limités) : http://www.globalcrossroad.com. En plus tu pourras le valoriser sur ton CV ;-) J’espère sincèrement que 2016 te permettra d’y voir plus clair. Fais-toi confiance, suis ton instinct et dis-toi que quel que soit ton choix, c’est le bon, puisque tu l’as fait et l’assumes.

    • Il est évident que ça remet les choses en perspectives de se mettre au service des autres. Je suis en train de faire des recherches pour rendre mon voyage utile là où j’irai.

      • C’est un mythe mélanésien qui m’a fait penser à toi :
        Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue,

        c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre,

        c’est à dire de l’enracinement, de l’identité,

        et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre ;

        jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue.

        Mythe mélanésien de l’île du Vanuatu

  • Quelle tristesse, je te découvre à peine sur youtube et voilà que tu vas mal et que tu te trouves à un véritable tournant de ta vie…
    Comme d’autres, je te soutiens et espère que tu retrouveras un équilibre, que ton choix sera le bon et t’épanouira :)
    Quant à ton désir de t’envoler… L’Argentine, le Chili et le Pérou sont de beaux pays, je te les conseiĺle !
    Prends soin de toi (:

  • Bonsoir Morgane.
    Déjà j’adore ton blog mais parce que j’adore la fille qui l’écrit. Tes valeurs, ta bienveillance; on se ressemble.
    Je voulais te dire que tu n’es pas seule, je viens de publier un article sur exactement les mêmes difficultés et je reçois des messages de gens qui me disent qu’on vit tous avec les mêmes questionnements et frustrations. De mon côté je pars dans 10 jours seule pour 2 mois au Nicaragua / Costa Rica / Panama, si jamais tu veux te joindre à moi quelques temps :)
    Au programme surf, yoga et écriture !
    Et dis à Juliette qu’elle m’a unfollow sur Twitter juste quand j’allais lui envoyer un DM !
    Je vous trouve top toutes les deux et je pense qu’on pourrait faire des trucs (artistiques) ensemble.
    A bientôt.

    • Mince, mauvais timing, je vais lui dire. J’aime beaucoup ta façon d’écrire aussi :)
      J’hésite encore entre la région où tu vas et l’Indonésie côté Bali ou Vietnam. Tempête sous un crâne.

      • Merci :) Oui l’Asie du Sud-Est est une destination idéale pour une fille seule (plus que l’Amérique Centrale) donc si tu cherches du challenge ce serait plus le Nicaragua mais si c’est la paix que tu recherches ce serait plus Bali… Le Vietnam c’est super aussi d’après ce que j’ai entendu les gens sont adorables.
        Je vais aller dans un petit village de pêcheur tout au nord du Nicaragua et l’hostel propose d’intervenir auprès des enfants ou de la population locale (cours d’anglais, activités ludiques avec les enfants, etc.), ça peut joindre l’utile à l’agréable, une sorte de très courte mission humanitaire.
        Bonne préparation pour ton trip !

  • Je dois dire que ton article m’a mis une petite boule au ventre.
    « Je ne sais plus qui je suis, ce que je veux vraiment, et j’ai peur de gâcher ma vie en choisissant la mauvaise voie. » Comme j’ai pu le lire au travers des commentaires on est un certain nombre à s’être déjà dit cela ou à se le dire, parfois depuis très longtemps…
    J’aimerais pouvoir t’aider mais au fond je ne te connais pas assez, et tes proches le feront surement mieux. Pareil sur ta destination, je n’ai pas eu la chance de voyager très loin. La seule chose que je puisse te dire c’est de ne pas te poser 10.000 questions et de faire ce qui te semble le plus évident pour ton bien-être. J’imagine que tu as plus à gagner qu’à perdre en partant un moment l’étranger.
    Après si je suis honnête, égoïstement j’espère que tu continueras ton blog, twitter, instagram. Juste parce que t’es une petite femme fort attachante et que ça manquerait beaucoup :)
    Je te souhaite bon courage, t’offre toute mon affection et te fais des bisous pour toute l’année 2016 :)

  • Coucou Morgane.

    J’ai été très touchée par ton article.
    Et merci de l’avoir écrit, car ça fait tomber les masques et derrière l’image parfaite de la bloggeuse se cache une belle personne en recherche d’elle-même.

    Clairement, en lisant ton emploi du temps, je me suis dit « Oula !! Mais elle exige trop d’elle-même !! Moi aussi je pèterais un câble si je vivais comme ça ! ».

    En fait je crois que peu importe le lieu où tu décides d’aller, l’important c’est de savoir qui tu veux devenir et comment tu veux te sentir dans ton quotidien.

    Je te souhaite beaucoup de jolis jours pour te recentrer, respirer, et te sentir mieux … Le reste viendra de soi. Tu y arriveras !

    Bon chemin !!!!
    Mél.

  • Bizarement je te repondrai de partir aux USA. Peut-etre tout simplement car ce pays ou je me suis etrouve loin de tout et de tout le monde que je connaissais m’a permis de me trouver. Je ne suis pas d’accord avec celui qui te dit d’aller voir la misere car au moins tu comprendrais les vrais valeurs, celles de bases. je pense que tu connais tres bien les valeurs de la vie, c’est pas le probleme. Le probleme c’est d’aller bien, de trouver ta place, de savoir ou tu vas.
    Il m’a fallu vivre en Californie pendant quelques annees avnt de comprendre. J’ai eu besoin d’être loin de mon pays et des miens pour savoir et comprendre, et meme sans doute la personne que je suis. Je ne pense pas que l’on a jamais un plan tout tracé dans la tête mais j’ai compris ce que je veux ou pas et les sacrifices que j’y associe ou pas. Bon courage, n’ecoute que toi-meme. Tu sais au fond de toi ce qui est le meilleur pour toi.

  • Bonjour Morgane,
    N’oublie pas qu’aucun choix n’est définitif. Donne-toi une chance dans chacune des choses que tu veux faire. Investis-toi à fond et si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, tu recommenceras autrement, ailleurs, avec d’autres rêves. Mais rien n’est irrévocable.
    Mais je sais ce que c’est la difficulté de faire des choix (je suis balance). Il faut du temps pour prendre la décision, peser le pour le contre. Je ne suis pas vraiment spontanée….Alors, voilà, quand j’arrive au bout de mes réflexions, sans trouver de réponse, je me répète : « rien n’est irrévocable, donc tente le coup et engage toi à fond. On verra après x temps. »
    Je te souhaite beaucoup de courage dans ton long chemin. Mais c’est sûr que un nouvel d’environnement te fera bien.
    Perso, je te recommande Bali et le Brésil.
    Sinon, pour les semaines très chargées, je ne sais pas si tu as lu le livre La semaine de 4h (http://www.amazon.fr/La-semaine-heures-Travaillez-gagnez/dp/2744064173) ? Il est très interessant pour les freelance, les entrepreneurs….
    Bonne lecture, beau voyage et merci pour ton blog
    (pardon, c’est la première fois que je commente et je me permets d’écrire comme si on était trop des copines….j’espère que ça ne t’embête pas trop)

  • Je te conseille Cuba.
    Cuba est une pays multiples facettes, les gens sont accueillants qui m’ont ouvert les yeux sur les petits plaisirs de la vie.
    Grosse remise en question de mon cote et j’ai eu le temps de mediter et me vider l’esprit.
    Voyage inoubliable et sensationnel. Tu en reviens changee.

  • Bonjour, je ne connaissais pas votre blog jusqu’à ce soir. Je ne commente rarement sur les quelques blogs que je suis mais votre article m’a inspirée. Il y a 5 ans, a 30 ans, j’étais perdue. Je me sentais a un carrefour de ma vie, j’avais besoin de temps et d’espace avec moi-même. Je suis partie faire le transsibérien pendant 3 mois sans date de retour fixée. De Hong Kong à Paris, regarder les paysages chinois, mongoles et russes. Avec beaucoup de musique et des livres. Un voyage émaillé par des rencontres aussi. Le voyage de ma vie. Je suis revenue bouleversée et surtout encore plus forte. Je vous souhaite plein de belles choses à venir. Bonne soirée.

    • Je suis partie voir ce que c’était car je ne connaissais pas. Ça à l’air DINGUE, tous ces paysages. Ma mère me parlait de l’Orient Express quand j’étais jeune et je me lamentais de voir qu’il n’existais plus mais je pense que je viens de trouver son remplaçant !

      • J’avoue que c’était dingue et intense: les treks en Mongolie, les paysages en Sibérie, le Lac Baïkal, la folie Moscovite… Au début, mon entourage était perplexe: « nan mais ça va pas de partir seule aussi loin aussi longtemps? » Mais avec un peu de préparation, ça s’est révélé très simple. Tout s’enchaînait bien, et j’ai fait plein de rencontres géniales.
        C’est drôle que tu évoques l’Orient Express: je ne suis pas spécialiste du voyage en train mais il y a 2 ans, je suis partie sur les traces de ce trajet mythique (de Bucarest à Istanbul), le charme a complètement opéré! En revanche, ce n’est pas un trajet que je conseillerai de faire seule.

  • Dear Morgan,

    First of all congratulations about your blog! I discovered it after I read in twitter about the price you won. Then I read and you won me! :-)

    I hope that you speak English and sorry for not writing in French, is just that I have to many spelling mistakes.

    I’m from Uruguay and I’ve living abroad for the last 12 years (Chile, Spain, Australia, Switzerland and now France). If you need advice in regards of any of those countries I’ll be happy to help.

    Apart from that, the only recommendation that I would like to give you is: yes! do travel alone, it’s an enriching experience and traveling liberates your mind for ever and for good. And when you explore your options just follow your intuition. Your heart will take you and it’s not a cliché. At least if you follow your intuition you will have no regrets :)

    On my side travelin and daring brought to my life only happiness. And I found my professional passion last year at the age of 40. So, new start, new projects.

    Wish you all the best!

    Marianela

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