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Morgane du Scooter

Les gens qui ont un scooter ne se rendent pas compte. Pour ceux qui n’en n’ont pas, c’est une attraction.

Il faut mettre le casque. Ça ça va. Ensuite il faut monter dessus. C’est le moment où ma petite comédie prend fin. Je monte sur un scoot comme je monte sur un cheval. Je passe une jambe en offrant mes fesses à qui se trouve derrière. Une fois j’ai craqué ma jupe. Genre bien craqué. C’était sympa comme trajet. Juliette ne savait pas pourquoi les gens nous regardaient. Elle me disait «Ouais, j’ai le pneu arrière un peu dégonflé». Je ne pouvais pas en dire autant.

Je monte toujours en vitesse, en m’agrippant au conducteur. J’ai peur qu’on s’écroule si le scooter réalise que je grimpe à bord.
Ensuite on démarre. Je mets 3 coups de casques aux 3 premiers freinages. Je dis «Ça fait bien les abdos quand-même». Je m’accroche. J’ai les yeux qui pleurent. J’ai envie de me moucher. Je suis dans tous mes états.
Puis on arrive. J’ai les jambes qui tremblent en descendant. Et là vient l’instant polytechnique : Comment on retire ce casque ? Comme ça ? Mais j’ai tiré déjà, t’as des ciseaux ? Ah… ok… Merci.

Voilà.

Le scoot est le meilleur allié du parisien. Il se conduit sans permis, se gare partout, et se faufile fièrement parmi les voitures. Il est svelte et agile. A côté d’un scoot, n’importe quelle voiture à l’air d’un gros tas.
Il est une promesse de liberté : Où tu veux, quand tu veux, il te prend et t’emmène (toujours en train de parler du scooter). C’est une évidence pour les mini-motards. Pour eux, tout est simple. Leur vie c’est «Ouais, ok, on y va». Ils n’ont pas d’horaires, pas d’itinéraire RATP, pas de voyageurs malades. Ah si le dernier ils peuvent. Ils sont partout, le monde est rempli de voyageurs malades.

Pour toutes ces raisons j’admire le scoot, mais j’attends les segways volants avec impatience.

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