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Les réseaux sociaux, les blogs, et la vérité

Internet est en ébullition. Essena O’neill, star d’instagram avec 750 000 abonnés, a claqué la porte du jour au lendemain. Ne supportant plus son exposition et son besoin persistant de likes, de followers, de validation extérieure. Plus de vidéos à ses 250 000 abonnés sur youtube, bye bye son tumblr et son compte snapchat. Seules restent quelques vidéos youtube et photos bien choisies sur instagram. Avec des légendes éditées pour refléter ce qui se cachait réellement derrière chaque post.

Le prix des followers

Ok l’envers du décor n’est pas rose. On découvre ce que c’est de grandir en rêvant de fame sur instagram (elle a découvert les réseaux sociaux à 12 ans). Elle raconte les faux sourires, comment elle s’est affamée pour avoir un ventre plat, les 10 à 12 heures par jour scotchée à son écran, les posts sponsos, son sentiment de corruption et de vide pour avoir joué le jeu de Barbie mascarade pendant si longtemps.

Elle pensait trouver le bonheur au sommet de sa montagne de followers. Et réalise douloureusement qu’il n’est pas là. Qu’elle a perdu des années de sa vie à le chercher en se créant une vie parfaitement fausse en ligne. En réaction, elle quitte tout et lance son site Let’s be game changers. Un espace prometteur (pour l’instant). Avec plein de liens vers des documentaires, des TED talks, des livres dont j’ai moi-même déjà parlé ici et qui ont changé ma façon de penser. En tant que blogueuse, je vois très bien ce qui l’a dégoutée dans le monde des images superficielles et malhonnêtes. Je trouve ça génial qu’une fille magnifique et populaire s’exprime sur ce sujet. Pour avertir les plus jeunes que la vraie vie n’est pas là. Et en même temps je ne peux m’empêcher de ne pas tout comprendre. De trouver sa réaction trop violente et trop tranchée.

Là où je peux la comprendre

Sur certains points, je lui dis bravo. Ça demande un sacré recul. D’avoir rêvé de followers toute son adolescence et d’avouer au bout d’un demi-million que non, ce n’est pas la clé du succès. Oui c’est valorisant, grisant et rassurant d’être complimentée sur les réseaux sociaux. D’être admirée pour son corps, enviée pour ses voyages et félicitée pour ses pensées. A un certain point, j’ai vécu ça en sortant de Secret Story. La célébrité donne une aura auprès des jeunes. Peu importe ce qu’on ressent vraiment. Ils s’imaginent qu’elle guérit de tout. Qu’elle libère de toutes les peurs et de tous les échecs. Mais non, ce n’est pas le cas. Tu es la même personne. Aussi vulnérable et imparfaite qu’avant. Mais ils ont du mal à y croire, parce que tu as des milliers de followers et que beaucoup de gens connaissent ton prénom. J’imagine que c’est ce qui attire des milliers de jeunes inlassablement, vers la gloire d’internet ou celle de la TV. Une forme de reconnaissance extérieure si indéniable, qu’elle effacera les insécurités et les rejets qu’on a subi. Qu’avec elle on sera sûr d’avoir une vie intéressante.

Alors oui je comprends, qu’elle ait eu envie de crier que ce n’était pas ça l’essentiel. Que la visibilité ne peut rien pour toi si tu ne sais pas te guérir toi même. Et que les moments les plus intenses et enrichissants sont ceux passés avec des personnes réelles. À rire, aimer, être sincère, rendre service, et respecter la nature. Mais d’un autre côté, j’ai envie de lui dire que tout ce qui est sur internet n’est pas faux. Que si certes, les réseaux sociaux incitent à faire la course à la popularité, on reste toujours maître de ce qu’on en fait.

Garder le meilleur et laisser le reste

Je crois qu’en vivant à notre époque, on s’est tous demandé un jour si on voulait faire un buzz. Ce qu’il faudrait qu’on fasse pour y arriver et si ça valait le coup. Moi oui. Et j’ai choisi comme beaucoup d’autres personnes de ne pas vendre ma personne pour de la visibilité. En tant que blogueuse, j’ai eu aussi à me poser la question. Il y a des marques qui proposent de l’argent, des choses qu’on nous demande de dire, et c’est à nous de voir si on veut rester honnête ou profiter de la confiance de nos lecteurs.

Et finalement, c’est pareil pour chaque individu sur ses réseaux sociaux. A lui de choisir où il place la limite entre “se présenter sous son meilleur jour” et “être un mytho qui se nourrit de l’admiration des autres en faisant semblant d’avoir une vie qu’il n’a pas”. Ce n’est pas parce que certains sont des arnaques totales, que tout est à jeter dans les réseaux sociaux et les blogs.

Je pense qu’elle oublie à quel point ça lui a permis de rencontrer des gens géniaux. Elle a connu sa meilleure amie grâce à youtube. Elle est devenue vegan en trouvant des documentaires en ligne. Internet lui a donné un espace d’expression et de discussion qu’on ne trouve pas à tous les coins de rues.

On ne s’abonne pas aux gens seulement par espoir d’être comme eux. On ne lit pas des blogs seulement pour vivre par procuration comme elle semble le croire. On le fait car ça nous ouvre des horizons. Ça nous fait découvrir de nouvelles façons de penser. Ça nous éduque sur des sujets qu’on ne maîtrise pas. Ça nous permet de bénéficier des expériences que d’autres ont faites avant nous et partagent.

Ce que j’aimerais, c’est juste un peu de nuance. Éviter le tout blanc ou tout noir. Je ne lui en veux pas de s’enflammer, elle a dix-neuf ans. J’en ai vingt-cinq, et visiblement six années de plus suffisent pour voir une image plus large.


La conclusion étant que nous avons tous une responsabilité sur ce que nous diffusons. Pas seulement sur internet. Mais dans la vie tout autour de nous. Je suis d’accord pour dire avec elle “Arrêtons de faire semblant d’être heureux quand on ne l’est pas” et “Cessons de chercher le bonheur dans l’approbation extérieure”. J’ai plus de mal avec le “Tout est faux, tout est truqué, et tout le monde ment”. Il faut juste apprendre à développer son radar de sincérité. Ça ne veut pas dire qu’on se fera jamais avoir. Mais globalement, les gens bien attirent la sympathie, et les gens malhonnêtes se plantent un jour ou l’autre.

26 Commentaires

  • Tant et si peu à dire…
    Tu n’es pas Einstein, mais tu es suffisamment intelligente pour que ce soit un vrai plaisir d’échanger sur beaucoup de sujets avec toi.
    Tu sais rêver, mais cela ne t’empêche pas de rester les pieds bien ancrés sur terre.
    Tu n’es pas la plus belle fille du monde, mais à mes yeux t’es quand même vachement mignonne.
    C’est un vrai plaisir, à chaque fois que j’allume mon ordinateur, de venir « prendre » de tes nouvelles, je me sentirais un peu orphelin si tu n’écrivais plus. Je crois que tu me manquerais en fait. Mais la vie est comme ça, profitons du présent et essayons de se créer un avenir à la hauteur. Personne ne sait ce qui l’attends, mais j’espère le meilleur pour toi !

    Je me demande si je ne suis pas hors sujet, je m’en fous, c’est censé être toujours agréable de sentir qu’une personne tiens à nous. Ben je t’aime beaucoup.

    Bisous.

    • Merci pour ces mots. J’en aurai posté des articles « réflexions et creusage de cervelle sur le monde qui m’entoure ». Je pense avoir eu la chance de ne pas être assez jolie pour me reposer uniquement sur ça dans la vie. Être magnifique très jeune, ça pousse à la facilité. C’est sûrement aussi pour ça qu’Essena fait un rejet du monde de l’image. Je pense honnêtement que la beauté c’est bien d’en faire un peu l’expérience mais pas trop. On s’y perd vite.

      • En fait, le phénomène à toujours existé, les réseaux sociaux sont juste le reflet de notre époque. Je ne crois pas que Elvis Presley, par exemple, se demandait le nombre de de followers qu’il avait, pareil pour Kurt Kobain de Nirvana. D’autres s’en sortent mieux, Jean-Pierre Foucault, Eddy Merckx. Certains passent par une sale période avant de se calmer, les sœurs Olsen stars avant même de savoir parler, Jennifer Love Hewitt qui a bien menée sa barque…
        En vérité, tout est une question de caractère et d’entourage.
        Soyons réalistes, un petit Belge de 23 ans va taper dans un ballon pour 375 000 € par semaine en Angleterre, je pense que cela ferait tourner la tête à plus d’une personne.

        Ps: Je me demande si je ne suis pas encore hors sujet finalement ?!?

        Je me demande si il n’y a pas un dicton qui dit qu’on reconnait les stars à leurs admirateurs.
        Dans ton cas ça colle pas mal, tous les commentaires sont souvent construits, réfléchis, intéressants, … Moi mis à part, pasque parfois je profite un peu de ton blog pour faire ma psychanalyse, j’en ai peur.

  • J’ai trouvé sa réaction excessive mais je pense que c’est dû au fait qu’elle était jeune, fragile et peu réfléchie quand elle s’est lancée à la quête des likes…

    Tout n’est pas faux, et à mo avis ce retour de manivelle n’est violent que lorsque l’on bâtit sa « célébrité » sur le néant. (joli physique, photos canons, pseudo-prêtresses de la mode)

    Dans le cas où tu as des choses à dire et que tu les exprimes (comme toi ici pas exemple), je pense que tu gardes ton identité et que tu controles mieux les effets parfois revers des réseaux sociaux.
    Rester fidèle à soi-même est la clé non pas dans la blogo mais dans la vie, tout simplement. Et je ne suis pas étonnée si ceux qui ne vendent que de l’image fictive sont malheureux!
    Je ne pourrais pas tenir !

    • C’est bien pour ça que je voulais nuancer sa réaction. Elle a un regard très intéressant, elle a du voir passer beaucoup de choses pas jolies jolies. Mais c’est effectivement parce qu’elle n’a pas eu l’occasion de construire sa célébrité sur quelque chose de sain que ça l’a rongée. C’est le syndrôme de l’imposteur fois 800 000.

  • Très intéressant ton article. Je trouve ça dommage de mentir aux gens, d’oublier qui l’on est, voir même se priver, simplement pour se faire un nom. On peut très bien réussir sans avoir besoin de se créer une vie. Je pense que l’important est de rester soi-même, tout simplement.
    Deltreylicious

    • Bien sûr ça l’est. Seulement quand on est exposé, on subit une pression pour correspondre à ce que les gens veulent de nous. Elle n’est pas la première à réaliser qu’elle a fait des choses pour montrer une meilleure image d’elle même. Encore une fois elle est jeune et c’est pour ça qu’elle n’a pas fait la part des choses. Mais ce n’est pas pour ça que personne ne le fait sur les réseaux sociaux.

    • Ah oui, je m’en souviens aussi. Enfin bon pareil, à nuancer, ce n’est pas parce qu’on est sur facebook ou instagram de temps en temps qu’on est des losers. Il y a l’appli Moment qui est très bien pour se donner une idée. Elle mesure combien de temps on passe sur notre téléphone par jour. En moyenne je suis à 1h-1h30. Sachant que je fais toujours mon petit tour du matin et du soir d’environ 10 minutes, ça me va.

  • Hello!
    C’est la première fois que je te lis et j’ai trouvé ton article très bien pensé et rédigé.
    Je suis d’accord avec toi qu’il faut nuancer ses propos. Je suis moi même blogueuse et je prends au moins 100 photos avant d’en avoir une bonne lol donc je comprends quand elle dit que telle ou telle photo qui a l’air parfaitement naturelle n’est pas le reflet de la vraie vie. En revanche, dire que tout est truqué n’est pas une généralité. Il existe encore des personnes sincères qui désirent simplement partager leur passion avec leurs abonnés et heureusement!
    Mais comme tu dis elle n’à que 19 ans, elle baigne dans ce monde depuis son plus jeune âge et a fait de son corps un produit. Il est tout à fait compréhensible qu’elle ait pété un câble (comme beaucoup de jeune qui ont connus le succès très tôt)

    • Bienvenue alors :) C’est exactement ça. On va commencer à voir de plus en plus de remise en question venant de jeunes qui n’ont connu que ça. C’est vrai que pour eux c’est dur. Ils ont grandi dans les likes et les followers, c’était déjà là, ça doit être violent de réaliser à 18 ans qu’on s’est construit sur des illusions.

  • Je partage ton point de vue sur la vision manichéenne que les gens ont des réseaux sociaux. Il faut revenir à la réalité et se dire qu’ils ne sont qu’une vitrine, un support. Je pense que sa tristesse, sa dépression et son désarroi tiennent plus à son statut de mannequin et son isolement quotidien qu’elle avait rompu grâce à Instagram. Elle a aussi voulu mélanger le pro et le perso ! Cela dit c’est bien aussi de montrer aux plus vulnérables que personne n’a une vie parfaite et rêvée…

  • Oui elle a eu raison mais elle a un peu craqué je crois aussi…. Trop de trop, elle a tout rejeté en bloc d’un coup…. Alors que comme toi je pense qu’il y a du bon dans toute chose….
    Mais elle a bien fait de tout arrêter si ça la rendait malheureuse au final ;)
    bisous

  • Hum elle ne dit pas “Tout est faux, tout est truqué, et tout le monde ment”. Elle dit même dans une des dernière vidéos sur « Let’s be game changers » que les réseaux sociaux et le modeling ce n’est pas mal, que les placements de produits ce n’est pas mal, elle souhaite juste plus de transparence. Pour éviter que les jeunes comme elle prennent ça pour la réalité.

    Elle explique la genèse de son obsession pour l’approbation extérieure, par son admiration pour une fille de son collège lorsqu’elle avait 12 ans qui avait l’air d’avoir une vie parfaite sur Facebook. Que plus elle avait l’air parfaite via les réseaux sociaux, plus elle devenait populaire au collège. Ce que la petite Essena d’alors a traduit en « si tu es populaire sur les réseaux sociaux, tu deviendras populaire et heureux dans la vie réelle. » Et elle a mis 6 ans a réaliser que ce n’est pas le cas. Et on comprend que ça ait été si long puisque c’est une course sans fin.

    En revanche, je partage une partie de ton scepticisme quant à la brutalité de sa réaction: quelque semaines à peine. J’espère simplement que, si tout cela s’avère à 100% honnête, elle est bien entourée.

  • Je crois que la nuance dont tu parles est plus facile à notre niveau car nous ne sommes pas célèbres, nous n’avons pas des centaines de milliers de followers et la pression que ça représente. Et nous n’y serons jamais confrontées si ce n’est de notre vie, au moins aussi jeunes qu’elle. Aurait-elle la renommée qu’elle a aujourd’hui si elle n’avait pas joué le jeu selon certaines règles édictées faciles à esquiver lorsque l’on a pas la popularité pour être par elles concernées ? Peut-être que tout ceci, dans quelques années, s’avèrera avoir été un tremplin, un passage « quasi obligé » pour faire vraiment les choses de la manière dont elle veut les faire, en accord avec les valeurs et le message qu’elle veut véhiculer. C’est difficile lorsque l’on est « personne » de percer avec des exigences qui sortent des clous de ce qui est connu et les métiers en liens avec web et réseaux sociaux se dessinent à peine, tous les modèles n’ont pas encore été trouvés, l’authenticité prend de plus en plus le pas sur les premières vagues de personnes qui ont réussi à en faire leur métier en monétisant leur lectorat auprès des marques. Je suis sûre que l’observation du business autour du web va être extrêmement enrichissante et intéressante dans les années qui arrivent :)
    A bientôt et belle soirée !

  • Je découvre ton article via la Une de Hellocoton, et j’ai pris connaissance ajdhui de cette histoire d’O’Neill (mince je retiens pas son prénom).
    La première chose qui m’est venue à l’esprit quand j’ai lu l’histoire (sur le Figaro) c’est « waw génial, respect ».
    Et de suite la 2eme qui m’est venue c’est « moui… M’enfin finalement elle fait le buzz, et elle devient encore plus connue que connue » (puisque depuis, elle fait des émissions TV etc…)
    Donc je suis mitigée. Je pense que le monde du web c’est l’avenir. C’est ce qui nous attend. Alors bon tu as raison : l’avenir n’est pas dans la célébrité à tous prix, les likes, tous ces machins, et on sait bien dans quelle société nous vivons. Mais c’est dommage que pour que des messages important comme ceux là passent, pour se faire entendre, il faut passer justement par cette célébrité. Il n’y aurait pas eu tant d’impact si justement elle n’avait pas été la star des réseaux sociaux. Je ne peux m’empêcher de penser à un « buzz »…

    Euh… Mon commentaire n’a ni queue ni tête ^^
    Ce que je veux juste dire, un peu confusement (ça se dit, ça non ? confusement), c’est que le geste est beau, mais que tristement, elle profite encore de tout ce dont elle dénigre. Ne serait-ce pas un peu cracher dans la soupe ?

    Mais après son message est assez juste. Même si il y a plein de « si » justement…

    • Moi je comprends ton message. Je n’ai pas encore la réponse à la question (très intéressante) que tu soulignes : A quel point faut-il faire partie d’un système qu’on veut changer pour être écouté ? Personne n’aurait écouté si le message était venu d’un anti-réseau avec 5 abonnés et 2 abonnements. Et d’une manière générale, il semble qu’il y ait deux extrêmes : voir les failles du système et les rejeter totalement OU les accepter et fermer les yeux pour garder son confort. Plus on vieillit, plus on est capable de savoir ce qui nous est le plus précieux, entre le confort ou la paix intérieure. Car on peut fermer les yeux autant qu’on veut, au fond de nous on sait très bien quand on fait semblant.

  • Bonjour,

    Je suis ravie d’avoir l’occasion de te connaître via la « Une » de Hellocoton et que tu aies traité ce sujet. Le cas de cette jeune fille m’avait interpelée, et laissée avec un sentiment d’agacement que je n’arrivais pas à m’expliquer. Ton article m’y a fait revenir et m’a permis de trouver ce qui m’énervait.

    Je suis absolument d’accord avec toi sur le fait qu’il est intéressant qu’une jeune fille ait pris du recul par rapport à cette célébrité toute relative que l’on peut avoir sur le Net, et qu’elle parvienne à le faire (un peu) entendre aux jeunes (et moins jeunes) qui la suivent.

    Et je pourrais aussi mettre l’excès de sa réaction sur le compte de sa jeunesse. Même si je pense qu’elle n’a pas été exploitée comme peuvent l’être, par exemple, certaines jeunes mannequins qu’on affame et expose avant de les jeter pour une « new face », et que, partant, cela fait déjà un peu caprice d’enfant gâtée.

    Sauf que j’y vois plutôt la trace d’un nouveau moyen de faire parler d’elle, en créant le buzz autour d’une soi-disant profondeur acquise à peu de frais. Finalement, je ne suis pas sûre que tout cela ne soit pas aussi artificiel que les photos qu’elle a pu faire auparavant.

    Peut-être me jugera-t-on sévère, mais je pense que lorsqu’on a fait le tour d’un univers, on peut le quitter sans tout ce fracas, en expliquant avec simplicité ce qui nous pousse à dire « au revoir », et surtout « merci ».

    Je te remercie pour ton article, encore une fois, et à très bientôt, sans doute.

    • Je ne te trouve pas sévère mais très juste. Il y a une forme de violence à rejeter ce monde (et ses followers) aussi brutalement. C’est comme dire « J’ai eu ce que je voulais, je veux autre chose, vous ne m’intéressez plus ». C’est irrespectueux pour les gens qui l’ont suivie, soutenue, qui lui ont permis de vivre son rêve et de payer son loyer. C’est étonnant de leur reprocher leur naïveté à coup de « don’t be fooled » « brain washed generation » alors que c’est elle qui les a induit en erreur. Je ne crois pas avoir vu une fois les mots « Désolé de vous avoir menti » ou « je ne voulais pas vous décevoir et je me sentais piégée »…Et c’est dommage. Car c’est ce qu’elle veut dire au final.
      Si elle avait écrit un article d’excuses et non de rejet, sa démarche aurait été plus saine. Mais elle aurait été bcp plus critiquée. Elle aurait été « la menteuse ». En rejetant le système, elle devient « la révolutionnaire », celle qui expose la vérité. C’est plus confortable.

  • Elle a finalement compris que le monde d’internet ne lui apporterait pas le bonheur qu’elle cherche donc elle rejette ce monde qui lui a pris tant de temps et d’efforts mais quand la déception et la colère seront passées elle reviendra en ligne. C’est à ce moment la qu’elle pensera à ses followers, à s’excuser et peut être les « guider » à travers la jungle des réseaux sociaux et leur besoin de « j’aime ».

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