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Là où je vais

Départ imminent pour le Kérala, en Inde !

J’ai fouillé pour trouver un endroit qui soit propice à la découverte de soi et sûr pour une femme voyageant solo. J’ai trouvé la perle rare en Inde, dans un centre de yoga et de méditation dans lequel je vais faire une retraite de 9 jours. Je partirai donc du 21 au 30 janvier (aujourd’hui quoi, tout va bien), et pour la première fois de ma vie : seule.
Je ne vous cache pas que j’ai eu une montée d’adrénaline au moment de cliquer pour valider les billets d’avion : « T’es sûre de vouloir faire ça ? Tu vas pouvoir préparer le voyage en si peu de temps ? Tu veux pas y réfléchir encore un peu ? ». Et puis je me suis dit « Non, c’est le moment », et j’ai cliqué. A ce moment là, j’ai senti un grand sourire se dessiner sur mon visage et j’ai appelé ma mère pour lui dire « Maman, je pars en Inde ».

Tout le monde m’a dit le plus grand bien de ce pays et le Darjeeling Limited est mon film préféré. Si trois frères totalement déconnectés les uns des autres peuvent y apprendre à devenir une fratrie, je suis sûre que les Morganes en moi peuvent revenir unifiées et solidaires entre elles. C’est le but en tout cas.

Ce que j’espère de ce voyage

Bizarrement, je ne m’attends pas à avoir une illumination divine. Si ça arrive, tant mieux. Mais je ne pars pas dans l’idée que ce voyage m’apportera les réponses à TOUTES mes questions. J’avais désespérément besoin d’air il y a quelques semaines. Et maintenant que je sais que je pars, la pression s’est dissipée. J’accepte un peu mieux le fait d’avoir des désirs contraires. C’est juste la vie. Nous avons toujours vécu et vivront toujours dans un monde de paradoxes.

J’y vais pour être plus proche de moi-même, pour me libérer de mes attentes et angoisses concernant le futur. C’est marrant car le fait de partir seule va permettre de prendre des vacances de moi-même. Je n’aurai pas à être quoi que ce soit en particulier là-bas. Ni jolie, ni forte, ni grosse, ni mince. Je serai juste une créature vivante, mouvante, respirante, sans objectif particulier. J’adore tellement cette idée. D’être une drôle de petite humaine là-bas, dans son drôle de petit corps, qui parle et qui mange. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça me fait rire.

Il y a deux questions autour desquelles je veux vraiment réfléchir au cours de cette retraite :

– Pourquoi ai-je besoin de l’approbation des autres pour m’aimer moi-même ? J’ai tendance à compenser mon incapacité à m’aimer entièrement en recherchant l’approbation ou l’amour des autres. Obligée de combler par une source extérieure le vide laissé par l’absence de source intérieure. Si j’arrivais à trouver comment me donner cet amour à moi-même, sans avoir besoin d’un regard extérieur pour me l’autoriser, alors je pense que ce serait tellement, follement, totalement magique. J’agirai sans peur et je pourrai accomplir plus de choses dans ma vie.

– Y a-t-il  des jugements extérieurs qui influent sur mes décisions sans que je m’en rende compte ? Ou en d’autres termes, ai-je intégré les attentes que d’autres personnes avaient pour moi si profondément dans mes choix, que je ne me rends plus compte que je cherche à réaliser les désirs des autres et non les miens ? C’est un corollaire de la première question. Je sens que la réponse est oui. Maintenant il faut que je sonde mon esprit pour isoler les désirs qui viennent réellement de moi.

Il y a plein de gens qui m’ont réconfortée après l’article « j’ai besoin de partir loin ». Pour me dire de ne pas m’en vouloir autant, que c’était normal, et que personne ne me demandait d’avoir une vie parfaitement logique avec la réponse à tout. Et moi je disais « oui mais j’ai peur de me planter ». Peur de qui ? de quoi ? Sûrement de faire baisser mon score de « fille bien qui sait ce qu’elle veut ». Et là si vous suivez, vous réalisez que si ça m’arrive, je perds une partie de l’approbation des autres et DONC, une partie de l’amour que je m’octroie à moi-même. C’est quand-même fâcheux cette histoire. C’est bien bien bête.

Voilà donc mes deux axes de réflexion pour le voyage. Il parait que le fait d’avoir conscience d’un problème est le premier pas vers sa résolution.

J’aimerais bien que ce soit vrai :)

 

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