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Ils disent

Ils disent « ne grandissez pas, c’est un piège »


Ils disent que l’enfance est la plus belle période de la vie.

Ils ont tort. Ils ne parlent pas de toutes les choses fabuleuses qu’on peut faire quand on est adulte. 

Quand on est le chef de soi-même.

Quand on peut décider de se coucher super tard, même si on se lève super tôt. 

Ou de ne pas se coucher du tout.

Quand on peut regarder n’importe quel film au ciné.

Binger toute une série sur Netflix.

Décider de faire du houmous à minuit, en faisant plein de bordel avec son mixeur, parce que pourquoi pas.

Manger des bonbons pour le petit-déjeuner.

Acheter un chat.

Péter un câble chez le coiffeur.

Partir en voyage là où les parents n’ont jamais voulu aller.

Écouter de la musique super fort, quitte à devenir sourd.

Sortir une carte magique en plastique pour s’acheter tout ce qu’on veut. Ou presque.

Faire l’amour.

Choisir quelqu’un et vouloir faire sa vie avec.

Casser des murs à coups de marteau parce qu’on a un plan.

Prendre le volant sans destination précise.

Signer des papiers importants avec un petit frisson.

Être payé pour faire des trucs.

Avoir un enfant.

Inviter ses parents au resto.

Acheter du thé de luxe si ça nous chante.

Faire le tour du monde.

Se déplacer sur des objets motorisés improbables.

Décider si ce dernier verre est bien raisonnable.

Booker des billets d’avion à 3h du mat’.

Dire oui à quelqu’un qui veut nous épouser.

Et tout un ensemble de choix qu’on peut faire, envers et contre tout, parce qu’on règne sur notre vie comme Mufassa sur son royaume.

Alors si, grandissez. Ne vous inquiétez pas.
Vieillir c’est très bien aussi.

Paix, amour, et houmous de minuit.

13 Commentaires

    • Euh… C’est un peu tôt 40 pour tout ça non ? Bien-sûr il y a des changements dans le corps, mais je crois que jusqu’à 50-60, pour la plupart, on peut espérer vivre très agréablement dans son corps et ne pas voir partir beaucoup de nos amis. (Pour ce qui est de voir partir nos aînés dans la famille, ça c’est une question de génération et on ne peut pas y échapper malheureusement).

  • Merci pour ces mots cash et pleins de rêve.
    Je suis persuadée que tous les âges de la vie ont leur taux de magie et on a beaucoup trop tendance à mettre l’enfance sur un piédestal et dénigrer l’âge adulte. Les deux sont merveilleux, avec leurs lots de rire, d’euphorie et de folie.

    • Exactement, je ne regrette pas les joies que j’ai eues enfant. Elles étaient merveilleuses. Et je ne regrette pas non plus la liberté que j’ai gagnée en grandissant, et le pouvoir que j’ai maintenant sur ma propre vie.

  • Enfant, je rêvais du moment où je déciderai pour moi meme et je ne suis pas déçue !! Tellement génial la liberté d être indépendant sans avoir à se justifier !!

  • Beaucoup de vrai dans toutes ces remarques. J’en suis d’autant plus convaincu que, pour ma part (étrangement peut-être), je n’éprouve aucune nostalgie de mon enfance. Enfant, j’ai toujours voulu grandir. « Quand tu seras adulte, me disait-on alors, tu regretteras ton enfance. » Oh que ce n’est pas du tout vrai ! (Mais au fait, est-ce normal ??)

    Le plus bel âge de la vie ne serait-il pas la sortie de l’adolescence (18-19 ans) et le début de l’âge adulte (20-25 ans environ) ? En gros, quand on est au stade des études, quand on est déjà plus ou moins libre dans sa vie et qu’on ne travaille pas encore et qu’on est encore soutenu par ses parents vu qu’on est étudiant (du moins en principe…) ? Étant donné qu’après, on bosse toute sa vie…

    Mais j’aimerais évoquer un envers de la médaille de l’âge adulte auquel je songe beaucoup (je ne parle pas ici des responsabilités et de toutes les formalités du quotidien – impôts, factures, nourrir sa famille, etc, ce à quoi personne n’échappe), c’est qu’on se rend vite compte que la vie défile à une vitesse monumentale. Ce qu’on ne réalise pas quand on est dans l’adolescence, vu qu’on a encore toute la vie devant soi. Mais au fil des années, on ressent l’impression que le temps est toujours plus extraordinairement rapide. Au point qu’on peut se dire, arrivé à un certain âge: « Mais hier, j’avais 15 ans, 20 ans, et aujourd’hui j’en ai 50, 60, 70 !! Et je n’ai absolument rien vu !!! »
    Peut-être est-ce dû au fait qu’on n’a pas aimé sa vie antérieure, pas fait ce qu’on aurait aimé faire (parce que pas les moyens, pas l’audace, parce qu’on ne se connaissait pas encore soi-même, ou parce qu’on trouve sa vie sans saveur, parce qu’on s’est enfoncé dans un engrenage métro-boulot-dodo), et qu’on se dit que le temps nous est compté pour rattraper l’éventuel temps perdu… As-tu déjà éprouvé ce sentiment ? Moi, je l’éprouve depuis mes 20 ans. J’ai trouvé mon enfance tellement longue et aujourd’hui je ne vois même plus le temps passer. Au point de me demander dans quel état d’esprit je serai une, deux, trois, quatre décennies plus tard…
    Ce sera sans doute une ouverture au sujet… J’espère que tu la trouveras pertinente…
    Bises

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