Morgane Enselme

Confessions d’une fille « photogénique »

« I’m no beauty queen, I’m just beautiful me »

En français : « Je ne suis pas une reine de beauté, je suis juste joliment moi-même », paroles d’une chanson de Selena Gomez. Avant que vous vous moquiez, je précise que ceci est un article de confessions jusqu’au bout et que parfois, oui, j’écoute Selena Gomez. Et même Taylor Swift. J’ai 26 ans.

J’écris cet article pour partager quelques pensées autour de la photogénie. Domaine dans lequel j’ai connu de grandes évolutions au cours de ma vie. Ce qui fait que je trouve ça très amusant aujourd’hui qu’on me dise que je suis photogénique. Parce que moi je sais bien que c’est grâce à un ensemble de trucs et astuces.

Pour que vous compreniez mieux, ça, c’est moi petite :

morgane enselme petite

Ensuite, ça c’est moi en 2011, pendant le shooting photo organisé par Endémol avant Secret Story. Il y avait des coiffeurs et maquilleurs sur place, donc ça aidait, mais on sent bien que je n’étais pas à l’aise. Pourtant j’étais au max de ce que je savais faire, à l’époque, pour être bien sur une photo.

2011

Enfin voici des photos prises la semaine dernière, par une photographe aussi sympathique que talentueuse, nommée Margaux Cagé.

Morgane Enselme

morgane enselme

Morgane enselme

Morgane enselme

Morgane enselme noir et blanc

morgane enselme dans un lit

Quand je regarde les photos que je fais aujourd’hui par rapport à celles d’avant, je vois une graaande évolution. Ce n’est pas de la magie, c’est du taff. J’ai appris à faire des choses plus flatteuses devant un objectif. Ma vie de blogueuse m’y a aidé, ma vie de comédienne aussi. Car ce qui rend bien sur une photo, c’est de garder son monde intérieur. il faut apporter de sa propre énergie. L’objectif capture mais ne créé rien. Je m’explique concrètement sur ce concept un peu vague :

Le regard : il transmet tout ce qu’on pense.

Le réflexe n°1 est de fixer l’objectif et de sourire, en se disant « pourvu que j’ai l’air bien». Malheureusement, le stress se voit sur les photos (la preuve avec celles de 2011). Il faut lutter contre ce réflexe, et se donner d’autres pensées. Personnellement, j’ai un petit stock d’attitudes mentales que j’adopte pour les photos. Il y a « Je vais te séduire », ou « Je t’en veux », ou encore « Je suis nostalgique ». C’est tout bête, mais ça transforme le regard. Sans oublier qu’on n’est pas obligé de fixer l’objectif… On peut regarder un peu au dessus, comme si on parlait à quelqu’un, sur le côté, ou baisser les yeux sur un objet.

La bouche : prête à parler.

La petite fille bien élevée en moi a envie de sourire sur les photos, pour avoir l’air gentille. Mais si j’ai appris une chose, c’est qu’on peut dégager beaucoup plus de charme avec une bouche moins aimable. Légèrement entre-ouverte pour un côté mystérieux, comme si on allait parler (c’est le cas sur quasi toutes les couv’ de magazines). Ou carrément boudeuse. Le tout c’est d’avoir une attitude à soi plutôt que d’arrêter toute sa vie et ses pensées le temps de la photo (Syndrome du lapin-dans-les-phares-d’une-voiture que j’ai eu pendant des années).

La posture du corps : occupez vos mains.

Si vous regardez les couvertures de Vogue, les mannequins ont un point commun : leurs mains sont vivantes. Souvent posées autour de leur visage, elles animent l’image. Depuis que j’ai repéré ça, j’analyse la posture des modèles, et c’est un monde très chorégraphié. Mains jouant avec les objets et les vêtements, jambes croisées, ou alors une jambe tendue / une jambe pliée… Il y a de la vie et de l’attitude jusque dans leurs orteils. Personnellement, j’ai deux réflexes de survie en cas de photo furtive : croiser les bras ou passer la main dans les cheveux. Hop, ça m’occupe. Sinon je grapille des idées de mouvements un peu partout.

inspirations photos de vogue avec vanessa paradis et amanda seyfried

inspirations de vogue avec kate moss, kate blanchett et lena dunham

Il n’y a donc pas de pouvoir magique pour être photogénique. Ni de prédisposition génétique. Mais des astuces à connaître et un peu d’entraînement, pour se familiariser avec l’objectif. Bien évidemment, le modèle ne fait pas tout, c’est 50-50 avec le photographe. Qui devra trouver le bon angle, la bonne distance, la bonne lumière… Et c’est du boulot.

Vous saurez à présent que ce qui me passe par la tête quand je fais une photo, c’est ce genre de phrase : « Oh mon dieu, qu’est-ce que je peux faire de mes mains ? » ou « Vas-y, pense à un truc triste » ou encore « Allez Morgane, fais comme si t’allais poser une question ». Autant d’encouragements que je m’adresse pour stimuler mon corps, ma tête, et apporter une énergie dans les photos. Je précise bien-sûr que ça ne réussit pas sur tous les clichés, mais je tente, j’essaie de proposer des choses.

Je termine sur des propos de Peter Lindbergh, sur le plateau du Grand Journal cet hiver : « On ne peut pas être moche quand on est soi-même ». Apporter de son monde sur une photo, c’est la garantie d’un rendu instantanément plus flatteur. L’authenticité est belle et la complexité de chacun infiniment intéressante.

Ça me tenait à coeur de parler de ce sujet car nous « les blogueuses », on sait se mettre en valeur, mais on ne l’est pas tout le temps. On a beaucoup de photos râtées et d’expérimentations au compteur. Ça fait partie du jeu de rappeler que tout n’est pas parfait, simple et facile comme sur une belle image. Dîtes moi si vous aussi vous avez des astuces de survie pour les photos. On a tous nos petits trucs et je serais curieuse de connaître les vôtres :)

10 Commentaires

Répondre à Tiff de Mabulledepensees Annuler la réponse.

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